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Les principales maladies du furet
04/09/2020

Les principales maladies du furet

Les furets sont de plus en plus nombreux dans nos foyers. Mais quels sont les principales maladies de ces petits animaux ?     Maladies respiratoires du furet : Les furets peuvent souffrir de  rhinite  : ils présentent alors une  toux, des éternuements et un écoulement nasal.  La rhinite peut être due à une  irritation des voies respiratoires par la poussière, la litière…   Il faut donc éliminer au maximum ces sources d’irritation. Si les symptômes persistent, une consultation chez le vétérinaire s’avère indispensable.  De grandes  maladies virales  telles que la  grippe  ou la  maladie de Carré  provoquent aussi des  troubles respiratoires chez le furet.  Le virus grippal est le même que celui pouvant infecter l’Homme, il faut donc être très vigilant si vous êtes vous-même malade !   La grippe peut se  compliquer chez le furet par une infection bactérienne, une pneumonie.  La surveillance est donc de mise.       Troubles digestifs du furet : La principale maladie digestive du furet est une  gastrite due à une bactérie très spécifique.  Le furet présente alors une  faiblesse, une anorexie, des vomissements…  Il est important de consulter pour qu’un traitement soit mis en place : il faut  gérer les vomissements et éliminer cette bactérie. Les furets sont aussi sujets aux  occlusions intestinales  car  ils ingèrent facilement toute sorte d’objets mais aussi de nombreux poils qui peuvent bloquer le transit intestinal !  Les principaux symptômes sont une  léthargie associée à des douleurs intestinales, une anorexie et des vomissements.  Il s’agit alors d’une  urgence.       L’insulinome du furet : L’insulinome est une  tumeur du pancréas qui provoque une sécrétion d’insuline augmentée de façon intermittente. Cet excès d’insuline entraîne des  hypoglycémies  et donc des symptômes tels que  faiblesse du train arrière, démarche ataxique, pertes d’équilibre, anorexie, amaigrissement, crises convulsives…  Le traitement proposé peut associer l’administration de médicaments mais aussi une intervention chirurgicale.       L’hyperoestrogénisme de la furette : Cette maladie est due à la  particularité du cycle de la furette.  En effet,  la femelle reste en chaleur et produit donc des hormones appelées oestrogènes tant que son ovulation n’a pas été déclenchée. Or, chez la furette, l’ovulation est déclenchée lors de l’accouplement avec un mâle ! Si la furette vit seule, sans mâle, son taux d’oestrogènes va rester très haut, très longtemps, ce qui provoque des troubles sanguins avec diminution des plaquettes, des globules rouges et blancs.  Les symptômes observés sont une  perte de poils symétrique sur les flancs et la queue, une vulve gonflée, des pertes vaginales mais aussi une faiblesse générale, des muqueuses pâles, des hémorragies…  A ce stade, il faut agir vite et le pronostic est très réservé. C’est pourquoi  il est conseillé de stériliser une furette si elle vit seule, sans mâles, et si l’on ne veut pas la faire reproduire.    Les furets sont des petits animaux attachants mais assez fragiles. Il est important de leur offrir une alimentation adaptée de qualité, de respecter leurs habitudes et de bien surveiller leur santé pour leur offrir une vie en pleine forme !  
La malpropreté chez le chat
28/08/2020

La malpropreté chez le chat

Avoir un chat malpropre est très désagréable… et difficile à gérer ! Pour éliminer ce comportement gênant, il faut tout d’abord en connaître l’ origine , et elles sont nombreuses.     Si votre chat est malpropre depuis son arrivée chez vous, il est possible qu’il n’ait jamais appris la propreté. Cela arrive notamment  si la mère n’a pas pu apprendre à son chaton à être propre : incapacité, décès de la chatte ou séparation trop précoce.  En effet,  le chaton devient propre par imitation : il regarde sa mère faire ses besoins dans sa litière.  De plus, la chatte mettra régulièrement sa progéniture dans la litière pour l’inciter à la propreté.  Si votre chat a toujours été malpropre, il faut lui apprendre la propreté en le mettant très régulièrement dans la litière et notamment dès que vous le prenez sur le fait.   Quand il fait ses besoins à l’endroit désiré, il est important de le féliciter.  Au contraire,  si vous ne le prenez pas sur le fait lorsqu’il est malpropre, inutile de le disputer, cela pourrait provoquer une anxiété. Si cela ne suffit pas, une autre solution est possible. Sachez que  le territoire du chat est découpé en différentes zones pour l’alimentation, le repos, l’élimination, le jeu, la chasse… Ainsi, sur un territoire réduit, le chat organisera plus facilement ces différentes zones.  Si vous laissez votre chaton dans une pièce avec ses jeux, ses gamelles, sa litière, il va rapidement utiliser sa litière puisque les autres zones seront occupées pour l’alimentation et les jeux. Il ne faudra alors pas oublier les câlins !!!     Une malpropreté soudaine pourrait s’expliquer par des mauvaises conditions liées à la litière. En effet,  une litière mal placée, pas assez souvent nettoyée ou qui vient d’être modifiée peut perturber l’animal. La litière doit être placée dans un endroit calme, pas un lieu de passage par exemple et loin de la gamelle  (pour préserver les différentes zones du territoire évoquées ci-dessus). Attention !  Beaucoup de propriétaires pensent qu’un cellier constitue un bon endroit mais s’il contient la machine à laver, sachez que les chats peuvent être dérangés par le bruit de l’appareil et même développer une véritable phobie de la litière.  D’autre part,  la litière doit être nettoyée tous les jours.  Certaines litières sont agglomérantes et permettent d’enlever selles et urine rapidement. Celles en silice absorbent l’urine et il faut donc seulement ôter les selles quotidiennement. Toutefois, le choix ne vous appartient pas entièrement… Les chats ont leur préférence !  Un changement, même minime, peut parfois entraîner une malpropreté.  Si votre chat est malpropre, commencez par réfléchir à la place de la litière, son nettoyage et les éventuels changements la concernant. En cas de changement, il faut revenir aux conditions précédentes. Si tous ces derniers conseils sont respectés, il sera temps de penser à un problème médical ou comportemental.     Un chat peut aussi être malpropre suite à une maladie ou un problème comportemental. En effet,  un chat qui présente ou a présenté un problème urinaire (cystite, calculs urinaires…) ressent une certaines anxiété à aller dans sa litière qu’il associe à la douleur ressentie lors de la miction.  Ainsi, il devient malpropre. Il est donc important de prendre rendez-vous pour une consultation car beaucoup de ces pathologies constituent une urgence. Enfin, un chat peut devenir malpropre comme pour montrer à son propriétaire que quelque chose ne va pas. Une anxiété peut, par exemple, induire une malpropreté suite à un déménagement, un changement familial,  la perte d’un compagnon… Là encore, une visite à la clinique est indispensable pour en déterminer l’origine et aider l’animal à surmonter ce problème.     Il est aussi important de distinguer malpropreté et marquage urinaire. Dans le premier cas,  le  chat malpropre  urine par terre et vous retrouvez une flaque d’urine au sol.   Lors de  marquage urinaire , le chat émet un jet d’urine horizontal sur un support vertical (mur, meuble…).  Vous retrouvez donc, si vous ne le prenez pas sur le fait, des traces d’urine en hauteur sur vos murs ou meubles. Ce marquage urinaire peut aussi être lié à une anxiété, un problème de cohabitation entre plusieurs chats…  Il faut alors améliorer les conditions de vie du chat, enrichir son territoire, gérer la cohabitation si nécessaire.  Devant le nombre d’hypothèses possibles lors de malpropreté chez un chat, il est préférable de réagir rapidement. En effet, plutôt que de supporter ce comportement très désagréable durant de longues semaines, voire de longs mois, nous pouvons vous aider à trouver une solution selon l’origine du problème. N’hésitez pas, nous sommes là pour vous aider !
Les tortues terrestres
21/08/2020

Les tortues terrestres

Les tortues sont des reptiles très anciens regroupés sous l’ordre des Chéloniens. Ce sont des animaux aux conditions d’élevage plus ou moins aisées, et il est nécessaire de bien s’informer au préalable des spécificités et des exigences de chaque espèce afin de répondre au mieux aux besoins de ses animaux fascinants. Parmi les tortues terrestres que l’on rencontre le plus souvent, il y a la tortue d’Hermann (Testudo hermanni), la tortue bordée (Testudo marginata), la tortue des steppes , la tortue mauresque (Testudo graeca), la tortue léopard (Geochelone pardalis), et la tortue à éperons (Geochelone sulcata). Les tortues terrestres ont une espérance de vie de 60 ans environ avec des espèces pouvant être centenaires.     L’hébergement : Le terrarium : Un terrarium, de dimensions les plus importantes possible semble offrir de bonnes conditions d’hébergement aux tortues. Idéalement, on disposera aussi d’un enclos dans le jardin pour les sortir les jours de beau temps. On peut aussi utiliser un enclos intérieur pourvu de lampes chauffantes créant un point chaud et de lampes à UVB. Les dimensions dépendront de la taille adulte de l’espèce et du nombre de tortues à faire cohabiter. Certaines espèces peuvent en effet vivres en petits groupes de 3 à 4 individus. Les vitres du fond et latérales seront obturées pour offrir un environnement sécurisant aux tortues. Il est important de fournir des cachettes en nombre supérieur au nombre d’individus, réparties au point chaud et au point froid.   La température : Un thermomètre précis doit être placé dans le terrarium en permanence. La température ambiante sera maintenue entre 25 et 30°C la journée, et 15 à 20°C la nuit : la baisse nocturne est indispensable. Le chauffage par le haut sera assuré par une lampe infrarouge ou une lampe céramique. Une zone plus fraîche sera préservée dans le terrarium. L’animal pourra ainsi choisir l’ambiance qui lui convient selon son niveau d’activité. Le substrat : On choisira de la rafle de maïs, du chanvre ou du hêtre éclaté comme litière. Très absorbantes, elles limitent le développement des odeurs. Disposer 3 à 5 cm de litière.   L’abri : 2 abris, l’un dans la zone chaude et l’autre dans la zone fraîche du terrarium, seront garnis de feuilles et de foin pour permettre aux animaux de se retirer au calme et de s’enfouir. L’éclairage : Il sera assuré par une lampe à incandescence ou des tubes fluorescents, en complément de la lumière naturelle. Une lampe produisant des UVB est indispensable pour permettre aux tortues de synthétiser la vitamine D nécessaire à l’absorption et à la fixation du calcium. L’ampoule ou le tube doivent être changés tous les 6 mois.   Enclos extérieur : À la belle saison (quand la température est supérieure à 25°C), il est possible d’offrir un petit séjour au jardin à vos protégées. Il sera nécessaire d’aménager un enclos extérieur exposé plein sud, fermé par une clôture de 50 cm de hauteur environ, et enfoui dans le sol à une profondeur de 20 cm (attention : les tortues savent creuser). L’enclos sera fermé sur le dessus par un grillage afin d’éviter l’intrusion d’animaux. Une partie de l’enclos sera dépourvue d’herbes et recouverte d’un peu de sable et de feuilles mortes pour que la tortue puisse s’enfouir. Dans le reste de l’enclos, vous pourrez p lanter du trèfle, du plantain, et autres plantes appréciées. Une écuelle d’eau propre et un abri resteront à disposition.      L’alimentation : Les tortues terrestres sont végétariennes et parfois charognardes : leur régime alimentaire sera composé à 90% de légumes et à 10% de fruits. Le rapport phospho-calcique étant important dans le choix des végétaux à donner, voici un tableau des aliments à donner régulièrement, et d’autres à donner de façon plus occasionnelle :     Distribution régulière à tous les repas :   Légumes et végétaux : Céleri branche, cresson, épinard, chou (feuilles blanches et vertes), feuilles de betterave, feuilles et tiges de brocoli, feuilles de navet, blette, chicorée frisée, rutabaga, endive, persil, feuilles et fleurs de trèfles, pissenlits. Fruits : Orange épluchée, kiwi, melon, mangue, papaye.     Distribution occasionnelle ( 1 fois/semaine) : Légumes et végétaux : Laitue, scarole, courgette, concombre, tomate, carotte. Fruits : Pomme, poire, banane, fraise, framboise, pêche, raisin.     Le vétérinaire : Prévoir une visite à l’achat pour vérifier que tout va bien. Votre vétérinaire vous conseillera (pour la reproduction, l’hivernation, le dépistage des parasites, l’identification par puce électronique) et vous aidera à maintenir vos tortues en bonne santé.
LE POIL ET LE PELAGE
14/08/2020

LE POIL ET LE PELAGE

Le poil est l’élément de base de la fourrure du chien. Il est composé d’une partie enfouie dans la peau (follicule) qui correspond à la racine du poil, et d’une partie visible (tige) constituée d’une protéine dénommée kératine.     Comment pousse le poil ? La croissance du poil se fait par sa racine, au niveau du follicule. Quand le poil a atteint sa taille normale, il reste en place avant de mourir et tomber. Chaque poil a une durée de vie limitée au bout de laquelle le bulbe n’est plus nourri : le poil tombe et est renouvelé. Cependant, à certaines périodes de l’année, on a une augmentation de la quantité de poils perdus, ce sont les chutes saisonnières ou mues. Les mues ont lieu à l’automne (remplacement du poil d’été par un pelage d’hiver plus fourni) et au printemps (perte du poil d’hiver). La période et la durée des mues dépendent principalement de la température.     Les différents types de poil La durée de vie et la structure des poils sont contrôlées par des hormones et sont différentes selon les races de chiens. Ainsi, on a des chiens à poils longs ou ras, fins ou durs, lisses ou ondulés. Les chiens provenant de régions froides ont un pelage adapté aux mauvaises conditions climatiques : une deuxième épaisseur de poils, appelée sous-poil, donne à la fourrure un aspect particulièrement fourni. Ce sous-poil est beaucoup plus fin que le poil de couverture et tombe abondamment aux périodes de mue.     Poil terne : une question d’alimentation Une mauvaise alimentation est souvent à l’origine d’un poil terne et d’une mue importante. Les protéines, les acides gras poly-insaturés et les vitamines (A et biotine) sont les éléments qui favorisent la bonne santé de la peau et du pelage. Dans des cas extrêmes (malnutrition), le manque de certains de ces éléments peut provoquer une perte massive des poils. L’élément essentiel pour que votre compagnon bénéficie d’un beau pelage est de lui fournir une alimentation complète et équilibrée. Si votre compagnon à le poil mou et terne, essayez de lui donner une alimentation dite «Premium», en un mois son pelage devrait reprendre de l’éclat et du tonus. Sachez que ces aliments de très bonne qualité ne reviennent généralement pas beaucoup plus cher à l’utilisation que des aliments dits «standards» car les quantités à donner pour une même valeur nutritionnelle sont inférieures.     Santé du pelage et maladie Un poil terne peut également être lié à différentes maladies. Certaines maladies empêchent la repousse normale de nouveaux poils: ce sont principalement des déséquilibres hormonaux. D’autres maladies favorisent une chute de poils, ce sont les mycoses : des champignons microscopiques qui envahissent le bulbe pileux et font tomber les poils. Les poils peuvent également être ternes lors de maladies de peau qui entraînent un léchage intensif ou des démangeaisons. Le poil terne peut également être lié à des parasites intestinaux qui spolient le chien (et entraînent des carences en vitamines).     L’entretien du poil La santé et la beauté de votre chien passent par un entretien régulier de son pelage... Les soins minimums pour un pelage en bonne santé sont : Un brossage régulier, principalement pendant les périodes de mue: il permet d’éliminer régulièrement le sous-poil mort et donc terne, il aère la peau et favorise la repousse. Un brossage régulier diminuera aussi la quantité de poils dans la maison et évitera la formation de noeuds et boules de poils chez les races à poils longs.  Le bain constitue un élément essentiel de l’entretien de votre chien. Il est non seulement nécessaire à l’entretien du pelage, mais il constitue également un facteur d’hygiène pour l’entourage. Contrairement à ce que l’on pourrait penser la peau du chien est plus fragile que celle de l’homme, et le pH est très différent. Il ne faut donc pas le laver avec un shampooing pour humain, même pour nourrisson, mais utiliser un shampooing pour chien.   La fréquence des bains est très variable selon la race concernée :   - Pour les chiens à poils courts (braque, teckel...) : deux à quatre bains par an suffisent. - Pour les chiens à poils mi-longs (setters, épagneuls, bergers...) : un bain tous les deux mois. - Pour les chiens à poils longs : un bain tous les mois et même plus fréquemment pour certaines petites races : Shih-Tzu, Bichons, Westies...   La visite chez le toiletteur n’est indispensable que pour certaines races ou pour des chiens d’exposition. Outre le nettoyage et le brossage, un toiletteur pratique aussi l’épilation dans les oreilles, la tonte, la coupe et le coiffage de votre animal. Suivant les races, il existe certaines coupes « standard » pour des races à poils longs : coupe « lion » du Yorkshire, chaussettes du caniche.     Conclusion : En cas de poils ternes, il convient donc tout d’abord de vermifuger votre chien, de le brosser régulièrement, de rééquilibrer son alimentation et de le laver avec un shampooing adapté. N’hésitez pas à nous demander conseil.
Quiz : le lapin
07/08/2020

Quiz : le lapin

1. Quel est le pourcentage de lapins non stérilisés qui développent des tumeurs utérines ?   A - 10-20%   B - 20-45%   C - 45-80%     Réponse C : 45-80% Votre lapine est-elle stérilisée ? selon les études, 45 à 80% des lapins non stérilisées de plus de 2 ans développent des tumeurs utérines. La stérilisation diminue aussi le risque de tumeur mammaire, surtout si elle est effectuée jeune.       2. Alimentation : Quelle est la base de l'alimentation du lapin ?   A - Des carottes   B - Du foin   C - Des graines     Réponse B : Du foin La base de l'alimentation du lapin doit être constituée par du foin de bonne qualité (de couleur verte, qui sent bon), en évitant le foin de luzerne trop riche en calcium. Le foin permet d'user les dents du lapin grâce à un mouvement de va-et-vient. Au contraire, le pain et les pierres à lécher n'usent pas les dents des lapins.       3. Alimentation : Pourquoi faut-il éviter de leur donner des légumes comme les endives, la mâche, le choux... riches en calcium ? A :  Ils n'aiment pas ça   B : Cela favorise le développement des calculs urinaires   C : Leur transit intestinal ne les digère pas     Réponse B : Cela favorise le développement des calculs rénaux. Les lapins absorbent tout le calcium de leur alimentation car ils sont adaptés aux milieux pauvres en calcium dans la nature. En captivité, l'alimentation riche que nous leur donnons peut être responsable d'un excès de calcium dans l'organisme et du développement de calculs urinaires. Par conséquent, on évitera de leur donner des légumes riches en calcium comme les endives, la mâche, le choux, les fanes de carottes ou de radis. Le reste de l'alimentation doit être constitué de légumes variés (salade, tomate, poivron, et en petite quantité : carotte, coriandre, persil, aneth...).        4. Griffes: Est-il conseillé de couper les griffes du lapin ?   A: Oui   B : Non     Réponse :Oui Il est recommandé de couper les griffes de votre lapin, pour votre confort et pour éviter qu’il ne se blesse en se coinçant une griffe quelque part.       5. Précautions : Quels sont les aliments à proscrire pour les lapins ?   A - Le pain   B - Le chocolat   C -  Les bonbons     Réponse : A, B & C Pour faire plaisir à votre petit protégé, rien de plus sain qu’un petit morceau de fruits ou des herbes aromatiques séchées que vous mélangerez à son foin. Il vaut mieux éviter les mélanges de graines, les bonbons et autres barres à grignoter que l’on peut trouver dans le commerce et les animaleries. Trop riches en graisse et en sucre, ces friandises ne sont pas adaptées aux lapins.        
Embonpoint : faîtes bouger votre animal !
31/07/2020

Embonpoint : faîtes bouger votre animal !

Les beaux jours sont de retour ! Les régimes miracles font la une sur tous les magazines féminins… mais nos animaux ne peuvent-ils pas eux-aussi profiter du beau temps pour affiner leur silhouette ?     Embonpoint et alimentation :  Effectivement, la première bonne intention à prendre si votre animal est en embonpoint est la modification de son alimentation. Préférez des croquettes (associées éventuellement avec un peu de pâtée) de haute qualité qui seront mieux adaptées à ses conditions de vie et beaucoup plus digestibles que les aliments bas de gamme que l’on trouve principalement dans les supermarchés. Il existe des aliments dits « light » dont l’apport calorique est moindre et qui augmente la satiété de l’animal. Lorsqu’un animal est en fort surpoids, le vétérinaire peut prescrire une alimentation médicalisée spécifique plus efficace.   Pour les NAC tels que rongeurs et lapins, le surpoids est aussi possible : là encore, le choix de l’aliment est primordial. Chaque espèce est différente et a des besoins particuliers : respectez-les ! De plus, bannissez les friandises souvent déséquilibrées et préférez leur faire plaisir avec un foin de qualité (disponible en permanence) et quelques herbes et légumes frais. Attention, les aliments frais doivent être introduits très progressivement dans l’alimentation d’un rongeur ou lapin sous peine de provoquer des troubles digestifs parfois fatals.     Embonpoint et exercice physique :  Comme pour nous, faire du sport est un bon moyen d’augmenter ses dépenses caloriques et de perdre du poids pour nos animaux. Avec les beaux jours, vous pouvez prolonger les balades du chien. Prenez le temps de vous arrêter au parc avec lui (s’il y est admis, bien sûr) pour lui apprendre à ramener sa balle, un frisbee… Voire même, profitez-en pour vous mettre au sport, vous-même ! Tous les moyens sont bons pour faire bouger son chien, vous allez certainement trouver la bonne formule convenant aussi bien à lui qu’à vous. Attention, augmentez progressivement les efforts de votre chien : il doit s’entraîner, comme tout sportif. Sans compter qu’ avant toute perte de poids, ses articulations sont très sollicitées !   Pour les chats, cela est plus compliqué mais pas impossible. Pour les chats ayant accès à l’extérieur, vous pouvez les laisser vagabonder plus tard avant de les faire rentrer, leur offrir une chatière pour qu’ils rentrent et sortent à leur guise… Sinon, il reste, bien sûr, le jeu ! Les chats restent très joueurs tout au long de leur vie, il faut en profiter ! Le jeu est indispensable pour tout chat d’intérieur : cannes à pêche, plumeaux, petites souris… Les jouets pour chats sont de plus en plus nombreux et attractifs. Certains contiennent de l’herbe à chat pour inciter nos félins au jeu.   Pour les rongeurs et lapins, le but est de pouvoir les laisser gambader à la maison ou même au jardin, le plus souvent possible. Au retour du printemps, il est parfaitement envisageable de laisser son lapin dans un clapier adapté dehors en permanence. Pour tous les autres, un espace plus grand qu’une simple cage peut être aménagé afin que votre compagnon ait plus d’espace pour se dégourdir les pattes en votre absence. Sinon, sortez-le en votre présence le plus longtemps possible.   Les NAC sont des animaux très intelligents, vous pouvez leur apprendre à réaliser des parcours, slaloms, sauts… De quoi faire de l’exercice tout en s’amusant !     Et ensuite ?  Le poids de forme peut assez rapidement être atteint, et il faudra le conserver malgré l’automne, la rentrée…   Pour les chiens, essayez de conserver une certaine activité dès que la météo automnale ou hivernale le permet. N’hésitez pas à diminuer légèrement la ration journalière d’aliment si vos activités sont très réduites en hiver.   Chats et NAC ne verront pas trop la différence… Peut-être qu’au contraire, vous serez d’autant plus présents pour eux à l’intérieur quand il fera froid dehors !   Enfin, n’oubliez pas de contrôler régulièrement le poids de votre animal. Il serait dommage de réduire à néant tous vos efforts estivaux ! Faire du sport, jouer avec son animal permet de le garder en forme, de faciliter une perte de poids et de préserver un poids optimal. N’hésitez pas… comme nous, ils ont besoin de se dépenser !
La dysplasie de la hanche chez le Chien
24/07/2020

La dysplasie de la hanche chez le Chien

La dysplasie de la hanche ou dysplasie coxo-fémorale est, chez le chien, une des causes majeures d’arthrose. Cette dysplasie entraîne avec l’âge des difficultés locomotrices plus ou moins importantes et invalidantes, souvent douloureuses.     La hanche du chien : L’articulation de la hanche est constituée de deux os, le coxal (bassin), formant une cavité (cavité acétabulaire), et la tête du fémur, qui s’emboîtent parfaitement et sont parfaitement lisses. Les surfaces osseuses en contact sont recouvertes de cartilage, et un ligament attache la tête du fémur au fond de la cavité. Autour de cet ensemble se trouve une capsule synoviale qui maintient également l’ensemble. Cette capsule contient le liquide synovial, à la fois lubrifiant, amortisseur et nourricier.     Qu’est-ce que la dysplasie ? La dysplasie de la hanche est une anomalie de développement de l’articulation coxo-fémorale rencontrée essentiellement chez le Chien. L’Homme et le Chat peuvent également être atteints. Contrairement à ce qui se passe chez l’Homme où la dysplasie est congénitale, chez le chien, c’est au cours de sa croissance que l’articulation subit des modifications. Une instabilité de cette articulation conduit à des microlésions du cartilage. Ces microlésions engendrent des modifications de structure, responsables à la fois de la douleur et de boiteries plus ou moins importantes. L’ampleur des boiteries est indépendante de la gravité de la lésion. Avec le temps, les remaniements osseux et articulaires sont de plus en plus importants, les deux os ne s’emboîtent plus parfaitement et l’amplitude du mouvement est limitée : c’est l’arthrose.     Quelles sont les causes de la dysplasie ? Bien qu’il soit difficile de déterminer l’origine exacte d’une dysplasie chez un chiot, on estime que des origines génétiques, une croissance trop rapide, une alimentation trop riche ou un exercice trop important en sont les causes les plus fréquentes. Certaines races, notamment les grandes races (le Berger allemand, le Labrador retriever, le Rottweiler, le Dogue allemand, le Saint-bernard) sont plus souvent atteintes. Leur croissance plus longue les rend plus fragiles durant cette période, et donc, davantage sujets aux lésions sur l’articulation. La législation française a d’ailleurs mis cette maladie au nombre des « vices rédhibitoires ». Une action pour vice rédhibitoire conduit de facto à l’annulation de la vente si la découverte survient dans le mois suivant l’achat. Toutefois, l’apparition des désordres osseux et de la boiterie est souvent tardive (entre 6 et 12 mois, voire plus tard).     Quelles sont les conséquences de la dysplasie ? Pour le chien, c’est une douleur continue, qui s’aggrave à l’arrivée de l’automne. Cela le limite dans ses mouvements. Pour le propriétaire, c’est un coût de prise en charge médicale et/ou chirurgicale non négligeable. Vous ne pouvez pas envisager de longues balades, de la randonnée ou une activité physique prolongée avec votre animal. Actuellement, des efforts sont entrepris par les éleveurs pour écarter de la reproduction les chiens dysplasiques.     Comment savoir si mon chiot ou mon chien est atteint ? Si votre compagnon boite de l’arrière-train, à des difficultés à se lever, à monter quelques marches, se plaint, ou en cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire. Le diagnostic se fait essentiellement par une radiographie des articulations coxo-fémorales. Votre vétérinaire peut vous proposer de pratiquer cet examen radiologique qui est réalisé le plus souvent sous anesthésie générale, afin d’obtenir une meilleure vision de la laxité articulaire.  Bien que tous les vétérinaires soient en mesure de poser le diagnostic, dans le cas de confirmation d’un chien de race à l’âge d’un an, la radiographie devra être évaluée par un expert officiel lié au club de la race de votre chiot.     Mon chiot appartient à une race à risque : comment prévenir la dysplasie et l’arthrose ? Votre vétérinaire connait bien cette maladie. N’hésitez pas à venir le questionner dès l’achat de votre chiot afin qu’il vous conseille sur le meilleur suivi pour votre compagnon. Bien que la génétique de votre chiot ne puisse être changée, son expression peut être modifiée. Il est notamment indispensable de surveiller la croissance afin que celle-ci ne soit pas trop rapide, de modérer l’exercice et de surveiller les aplombs très régulièrement.     Que faire si mon chiot ou mon chien est dysplasique ? La dysplasie comporte plusieurs grades, identifiables grâce à la radiographie. En fonction du grade, l’approche sera différente si votre chien a ou non fini sa croissance. Si le diagnostic est réalisé précocement, votre vétérinaire pourra, éventuellement, vous proposer une intervention chirurgicale correctrice, et/ou mettre en place une surveillance renforcée de la croissance, de l’alimentation, de l’exercice de votre chiot, etc. À l’âge adulte, une intervention chirurgicale peut être envisagée dans certains cas. En règle générale, la prise en charge se fera sur plusieurs actions conjointes et complémentaires : médicale (gestion de la douleur...), mise en place de physiothérapie (exercice modéré, rééducation  fonctionnelle... ), chirurgicale éventuellement et bien souvent, utilisation de suppléments alimentaires, tels que les chondroprotecteurs ou les oméga3. L’alimentation ne devra pas être oubliée, puisqu’il faudra veiller à éviter toute surcharge pondérale. Certains aliments complets proposés par votre vétérinaire sont d’ailleurs formulés spécialement pour les chiens atteints d’arthrose.      Conclusion : Bien que la génétique soit certainement la cause majeure de la dysplasie, des erreurs lors de la croissance peuvent aggraver l’impact de la maladie, et favoriser son évolution vers un état arthrosique. La prévention reste encore la meilleure façon de limiter voire d’éviter l’arthrose consécutive à une dysplasie diagnostiquée précocement.   Votre vétérinaire peut vous conseiller. N’hésitez pas à venir le consulter.    
Les chenilles processionnaires, quels dangers pour mon animal de compagnie ?
17/07/2020

Les chenilles processionnaires, quels dangers pour mon animal de compagnie ?

Les chenilles processionnaires, quels dangers pour mon animal de compagnie ? Quand vient l’arrivée des beaux jours, nos chers animaux de compagnie sont ravis de pouvoir profiter de longues promenades, de jeux dans l’herbe ou encore de séance détente sous les arbres…  Bien que l’arrivée du soleil apporte son lot de réjouissance, c’est également la période où l’on voit revenir les chenilles processionnaires. Rarement citées comme menace pour les chiens et les chats, elles peuvent, pourtant, être terriblement dangereuses.   La chenille processionnaire, qu'est ce que c'est ? Les chenilles processionnaires du pin tiennent leur petit nom de l’arbre dans lequel elles pondent leurs œufs. Ces chenilles sont des larves de papillon qui se nourrissent des aiguilles des pins. Lorsqu’elles quittent les pins pour muer et se transformer en papillon, elles se déplacent à la file indienne. Ce mode de déplacement est similaire à une « procession religieuse » (cortège de fidèles défilant les uns derrières les autres) d’où le nom chenilles processionnaires.   Quels dangers pour mon chien ou mon chat ? A cause de leurs poils urticants et allergisants,  les chenilles processionnaires  sont de véritables dangers pour les chiens et les chats pouvant aller jusqu’à leur faire perdre la langue. Le mode de déplacement atypique des chenilles processionnaires éveille généralement la curiosité du chien qui va avoir tendance à jouer avec. En général, les chats préféreront rester à l’écart et regarder la file de chenilles. Le contact avec la peau et les muqueuses de l’animal est très agressif.   Quels sont les symptômes et les traitements ?  Le Dr Eric TRENEL vous donne toutes les réponses dans son article intitulé  « Le danger des chenilles processionnaires ! »  sur son blog  Conseils-Veto.com
Crises convulsives chez les chiens et chats
10/07/2020

Crises convulsives chez les chiens et chats

On parle souvent d’épilepsie chez nos animaux mais toutes les crises convulsives ne sont pas des crises d’épilepsie. Quelques explications…      Symptômes des crises convulsives : Souvent impressionnantes, les crises convulsives se manifestent par des  tremblements et une hypersalivation. Généralement, le chien ou le chat tombe sur le côté, pédale, fait ses besoins… Les crises ne durent pas très longtemps mais beaucoup trop pour tous les propriétaires d’animaux qui y sont confrontés. Ces  symptômes peuvent varier d’un individu à l’autre. Les crises convulsives peuvent apparaître soudainement et on observe le plus souvent une augmentation de la fréquence dans le temps.  Les crises épileptiformes ne sont pas toutes convulsives (avec spasmes musculaires) mais peuvent se manifester par des troubles du comportement, une perte de vision temporaire, des hallucinations…      Différentes causes de crises convulsives : Nous l’avons vu,  les crises convulsives ne sont pas toutes dues à l’épilepsie mais l’épilepsie est bien une des causes des crises convulsives.  L’épilepsie est liée à des décharges d’influx nerveux anormales dans le cerveau.  Le seuil d’excitabilité des neurones est alors très bas. Les crises convulsives peuvent aussi être dues à des  problèmes métaboliques.  Une  insuffisance hépatique  par exemple  augmente le taux de toxines dans l’organisme (normalement éliminées par le foie) et provoque alors de telles manifestations. Une hypoglycémie ou hypocalcémie peut aussi être responsable de crises épileptiformes. L’ingestion de toxiques, raticide notamment, se manifeste également par l’apparition de crises convulsives. D’autres troubles nerveux peuvent expliquer ces symptômes : hydrocéphalie, malformation congénitale, tumeur, problème vasculaire…     Que faire pendant la crise ? Difficile à faire, nous vous l’accordons mais  il est important pour votre animal de ne pas paniquer ! Ne toucher pas votre chien ou votre chat, pour ne pas le perturber d’avantage.  Toutefois,  il faut le protéger des blessures, par exemple, avec un coussin placé entre lui et les obstacles alentours (meubles et murs). N’oubliez de faire le calme dans la pièce : pas de grand bruit, de télévision ou de lumière forte. Après la crise, laissez-le reprendre ses esprits tranquillement, caressez-le pour l’apaiser. Puis, dès que possible, prenez rendez-vous chez le vétérinaire. Si votre animal ne présente pas de nouvelles crises dans les quelques heures, la consultation n’est pas urgente. Si, au contraire, de nouvelles crises convulsives apparaissent dans l’heure, il s’agit d’une urgence. Prenez rapidement rendez-vous !      Diagnostic et traitement des crises convulsives : Il est important de donner le plus possible d’informations à votre vétérinaire pour orienter le diagnostic.  Après quelques examens complémentaires (prise de sang, radiographie voire scanner), votre vétérinaire pourra déterminer la cause des crises de votre chien. En fonction du diagnostic établi, le vétérinaire mettra en place un traitement ou préférera attendre de pouvoir observer comment évoluent les crises. En effet,  le traitement est souvent contraignant et à donner à vie. De plus, des dosages sanguins du taux de médicament dans le sang sont indispensables très régulièrement.  Les crises convulsives chez nos animaux sont souvent difficiles à gérer au quotidien mais le plus important est de bien réagir pendant les crises et d’observer l’animal pour donner des informations au vétérinaire. Ensuite, suivez bien les recommandations données par le vétérinaire. 
Abandonner son animal : causes et risques
03/07/2020

Abandonner son animal : causes et risques

ABANDONNER SON ANIMAL : PRINCIPALES CAUSES ET RISQUES ENCOURUS Chaque année, plus de 100 000 chiens et chats sont abandonnés en France, soit un abandon toutes les cinq minutes. Ce chiffre a tendance à augmenter, surtout pendant les vacances d’été. En effet, 60% des abandons ont lieu pendant la période estivale. Pourtant, depuis le 28 janvier 2015, l’animal est reconnu en France comme un « être vivant doué de sensibilité » (article 515-14 du Code civil) et bénéficie de droits qu’il convient de respecter sous peine d’être puni par la loi.     Les motifs d'abandon Les statistiques sont éloquentes : près de 80% des abandons d'animaux domestiques, en particulier les chiens et les chats, ont pour raison principale un problème comportemental. Malpropreté, comportement destructeur du chien en l’absence des propriétaires, aboiements intempestifs ou hurlements, comportement agressif lors de rencontres avec d'autres chiens ou des êtres humains, fugues, peurs ingérables ou animaux mal contrôlés sont les problèmes les plus évoqués en ce qui concerne les chiens.  Quant aux propriétaires de chat, ils reprochent dans la majorité des cas à leurs animaux d’être devenus agressifs, d'avoir un comportement destructeur ou d'être malpropres. Pour autant, l’abandon n’est pas toujours directement lié à l’animal. Les motifs invoqués sont souvent des changements de situation, tels qu’un déménagement, la naissance d’un enfant, la séparation ou le divorce du couple, la perte d’emploi, des problèmes financiers, des maladies ou allergies aux poils, un départ en vacances ou à la retraite, le décès du propriétaire, ou tout simplement le manque d’intérêt et d’engagement.     Des propriétaires mal informés La méconnaissance des caractéristiques propres à chaque espèce. C'est le point commun qui relie les maîtres des animaux abandonnés, qu’ils soient chats, chiens, lapins, oiseaux ou furets. Lorsque l’on offre à ces animaux des conditions de vie que l’on estime, en tant qu’humain, agréables et enviables, on ne se rend pas toujours compte que ces conditions, justement, ne sont pas forcément celles dont ils ont besoin. Pour ce qui est des chats, les individus abandonnés sont souvent des chats d’intérieur. Même si certains arrivent très bien à s’adapter à l’enfermement, d’autres ne supportent pas les situations de captivité en appartement, et en arrivent à développer des troubles du comportement. L’idée reçue selon laquelle le chat est indépendant, n’a pas besoin de contacts et s’occupe tout seul est à oublier. Certes, les chats demandent moins de présence et d’attention qu’un chien, mais ils ont tout de même des besoins que leurs maîtres ne peuvent ignorer ou gommer. Quant aux chiens, les exemples d’inadéquation entre le mode de vie qui leur est proposé et celui dont ils ont besoin sont tellement nombreux qu’ils feraient l’objet d’un livre à eux tous seuls :  Un couple de vieux retraités a choisi comme probable dernier compagnon à quatre pattes un mignon petit Teckel. Ils s'imaginaient que le chien serait du genre à se lover dans leurs bras, à rester tranquillement allongé sur le canapé ou marcherait paisiblement près d'eux en ville. Malheureusement pour eux, le jeune Teckel de neuf mois n'a qu'une envie : courir, fureter en forêt et suivre des pistes. Une jeune femme sportive a eu un coup de foudre pour un Border Collie qu'elle prévoit d'amener avec elle durant ses joggings. Une fois à la maison, le croyant sportif, elle traîne - littéralement - le chien dans des courses qui l'ennuient terriblement. Ainsi, dès qu'il peut s'arrêter et guetter le moindre mouvement, le chien se couche et surveille tout ce qui se passe. Les membres de la famille Z. sont partis du principe que plus un chien est lourd, moins il a besoin de se dépenser. Ainsi, ils ont choisi un Berger d'Anatolie qu'ils laissent toute la journée livré à lui-même pendant qu'ils sont au travail ou à l'école. Durant leur absence, supportant mal sa solitude, le chien occupe son temps en aboyant et en détruisant les affaires de la famille. Ses propriétaires, excédés, finissent alors par l'attacher seul au bout d'une laisse dans la cour de la propriété de 8h à 20h.   D'autres cas, comme les chiens qui ne sont sortis qu’une ou deux fois par jour alors qu’ils auraient besoin de se dépenser durant de longues heures, ceux dont on favorise la dépendance en les étouffant de contacts, mais qu’on laisse seuls toute la journée, ceux qui ne goûtent jamais à la liberté, ceux qui n’ont pas le droit de rencontrer d'autres chiens, ceux qu’on délaisse à la venue d’un enfant... sont plus nombreux qu'on ne le croit. Il n'est ainsi pas rare d'entendre de nombreux propriétaires se plaindre et dire qu'ils ne comprennent pas pourquoi ce chien « si petit, pourtant », « si sportif, normalement » ou « si calme, d'après les guides » n'est pas comme ils s'y attendaient.  De fait, ne s'étant pas renseignés ou n'ayant pas vérifié avant l'achat du chien ou lors de son adoption les réels besoins de sa race, les propriétaires se retrouvent devant des situations difficiles à gérer.     Un engagement financier et moral plus important que prévu. « On n’accueille pas un chien comme on acquiert une nouvelle voiture ! Les gens doivent comprendre l’engagement que cela représente, moral et financier », explique Virginie Pocq Saint-Jean, ancienne Présidente nationale de la S.P.A. (Société Protectrice des Animaux). Les animaux de compagnie sont souvent abandonnés parce que les propriétaires se rendent compte qu’une fois arrivés à l’âge adulte, ils demandent des soins réguliers.   Avoir un animal de compagnie signifie s’engager pour une durée minimale de dix ans. L’entretien quotidien, les frais liés à la santé et au bien-être de l’animal, sans oublier les visites régulières chez le vétérinaire, les vaccins du chien ou les vaccins du chat, les soins et médicaments en cas de maladie ou d’accident peuvent représenter une somme importante. « En moyenne, on estime qu’un chat coûte environ 800€ par an, tandis que le budget annuel pour un chien représente environ 1500€. Si l’on n’est pas prêt à l’assumer durant quinze ans, voire plus, il ne faut pas franchir le pas ! ».   De plus, une fois arrivés à l’âge adulte, les animaux de compagnie demandent encore beaucoup d’attention. En effet, de nombreux propriétaires achètent, par exemple, un chiot Husky pour la beauté de l’animal. Néanmoins, Nicolas Dumas, Directeur Général Adjoint de la Société Protectrice des Animaux (S.P.A.) rappelle que « le physique « avantageux » ne fait pas tout ! Il existe des phénomènes de mode qui sont terriblement destructeurs pour les animaux ! ». Ces propriétaires ne comprennent pas que ce sont des chiens très dynamiques, qui ont besoin d’espace et d’une alimentation adaptée pour s’épanouir. Ainsi, après quelques mois seulement, ils les abandonnent.       Une éducation ratée. Un autre problème méconnu, mais cette fois vis-à-vis des animaux d’élevage, c’est qu'ils n’ont parfois jamais été éduqués ou correctement socialisés. En effet, certains éleveurs font primer le nombre d’animaux « produits » sur la qualité de vie et l’équilibre mental. Tonio Ruiz, secrétaire de l’association S.O.S Vieux Chiens, une association qui vient en aide aux vieux chiens abandonnés, évoque ainsi une de ses expériences avec des chiens sauvés provenant d’élevages : « Comme c’était des chiens qui ont toujours vécu en élevage, ils ne connaissaient rien, ils étaient apeurés notamment par la laisse pour aller se promener ; il y a donc eu un gros travail là-dessus. ». « On a choisi des adoptants conscients que ces chiens-là [...] avaient aussi besoin de reprendre contact avec la vie réelle. » ajoute-t-il.       Abandonner son animal, un acte puni par la loi L’abandon d’un animal domestique est défini par la législation française comme un acte de cruauté, et l’article 521-1 du Code pénal prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour les propriétaires qui abandonnent volontairement leurs animaux de compagnie. Une interdiction de détenir un animal, temporaire ou définitive, peut également être ajoutée à la peine.  Selon le service juridique de la Société Protectrice des Animaux (S.P.A), les auteurs des méfaits sont surtout malheureusement sanctionnés par des amendes, et rarement, voire jamais, par des peines de prison ferme. « Tout dépend du juge qui traite l'affaire », explique Cécile Petitjean, juriste à la S.P.A. L'abandon devient justiciable si quelqu'un décide de mener l'affaire en justice, et à condition de retrouver les propriétaires de l'animal. La S.P.A. de Lyon relate une de ces affaires dans laquelle elle s'est impliquée. « Il y a quelques années, un homme, dont l'épouse, nourrice agréée, avait été mise en demeure de se séparer de son Rottweiller, avait déposé l'animal sur le bord de l'autoroute avec sa laisse, son collier et une gamelle de croquettes ! » Le propriétaire a pu être retrouvé grâce à la puce électronique du chien. L'association a déposé plainte, et il a été condamné pour abandon volontaire d'un animal domestique, avec interdiction de détenir un animal pendant 2 ans, et 40 heures de travaux d'intérêt général. La S.P.A. de Lyon, partie civile, a obtenu des dommages et intérêts, et a pu placer le chien dans une autre famille. « Les gens ne prennent pas leurs responsabilités. Ils achètent des animaux quand ils sont tout petits et tout mignons mais une fois qu’ils grandissent, ils les abandonnent. Il faut vraiment que chacun se rende compte que cet acte n’est pas sans conséquence », expliquent des témoignages sur Rtl.be. Malheureusement, dans la grande majorité des abandons d'animaux, les propriétaires coupables sont rarement punis. « Sans des preuves ou des témoins, on a peu de chances de les retrouver et de les sanctionner », indique Fabrice Renard, inspecteur principal à la S.P.A de Liège et Vice-Président de l’association.     Le comportementaliste, une aide bénéfique À tout problème, sa solution. Ainsi, avant d'envisager d'abandonner leurs animaux, les propriétaires peuvent faire appel à des professionnels. Le comportementaliste, formé à l’éthologie (la science qui explique le comportement d’une espèce), étudie les relations entre les Hommes et leurs animaux de compagnie, et propose aux personnes désemparées une aide pour corriger les éventuels problèmes et éviter les séparations. Ce professionnel peut ainsi cibler l'origine des troubles du comportement chez l'animal, mais également rectifier l'attitude du maître. Si le chien n'arrive effectivement pas à s'ajuster au mode de vie de son propriétaire, c'est aussi à celui-ci de se mettre au niveau de son animal pour que leur relation fonctionne.  Par exemple, pour les maîtres de chien, ils pourront prévoir des promenades du chien plus fréquentes si c'est ce dont l'animal à besoin, l'occuper en lui proposant diverses activités - comme les sports canins - ou en lui fournissant de nombreuses distractions. S'il ne supporte pas la solitude et développe de l'anxiété de séparation, faire appel à des promeneurs de chiens professionnels peut aussi être une solution pertinente pour soulager les maîtres et éviter le comportement destructeur du chien. Il en va de même pour le chat : pour éviter qu'il ne s'ennuie, et que le comportement destructeur du chat - qui est tout à fait naturel - n'outrepasse les limites de l'acceptable chez son maître, la solution la plus simple est de lui fournir des distractions, comme une grande variété de jouets pour chat (balles, peluches, jouets mécaniques...), ou pourquoi pas un compagnon animal, comme un chien ou un autre chat. Un comportementaliste est là pour conseiller les adoptants d’animaux et leur permettre de faciliter l’adaptation de l’animal à son nouvel environnement, mais aussi à les aider eux à s'adapter au nouveau membre de la famille.    
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