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La piroplasmose
11/05/2021

La piroplasmose

La piroplasmose est l’une des maladies les plus fréquentes chez le chien, qui tue encore de nombreux chiens chaque année en France. C’est une maladie qui détruit les globules rouges. Elle est due à un parasite du sang, transmis par une morsure de tique.   Quels sont les symptômes que l’on peut observer ? Le chien est abattu, il refuse de se nourrir, présente une forte fièvre (souvent 40°C). D’autres troubles sont inconstants : douleurs abdominales, vomissements, boiteries... Ses urines prennent une coloration anormale : orange, rouge, ou marron foncé. Même s’il manque seulement d’appétit dans les 4 à 8 jours qui suivent une sortie à la campagne et s’il paraît mou, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire, car les symptômes ne sont pas toujours faciles à déceler. En effet, c’est une urgence et le traitement doit être mis en place le plus rapidement possible. Seul un vétérinaire peut faire un diagnostic de certitude : il prélève une goutte de sang et grâce au microscope détecte la présence des parasites dans les globules rouges.   Comment se transmet la piroplasmose ? Seules les tiques peuvent transmettre cette maladie. Les chiens attrapent généralement les tiques dans les haies, les buissons, les broussailles ou l’herbe. Même si les chiens de chasse et ceux qui vivent à l’extérieur sont les plus exposés, tous les chiens peuvent un jour ou l’autre contracter la maladie, d’où l’importance de tout mettre en œuvre pour la prévenir. Une fois dans le sang, les parasites transmis par la tique pénètrent dans les globules rouges, s’y multiplient, et les font éclater. Il en résulte une anémie (manque de globules rouges), et une intoxication du foie et des reins par les déchets issus des globules rouges détruits. Un chien atteint de piroplasmose n’est contagieux, ni pour les autres chiens, ni pour d’autres animaux, ni pour l’homme.   Quel traitement ? Le traitement est très efficace à condition d’être mis en place suffisamment rapidement. Il convient donc de bien surveiller l’apparition des symptômes et de se rendre rapidement chez un vétérinaire au moindre doute. Suivant le stade d’évolution de la maladie, le vétérinaire mettra en place un traitement sous forme : • d’injections, qui permettent de détruire le parasite, • de perfusions, destinées à réhydrater l’animal et à lutter contre les complications hépatiques et rénales, • de transfusions, pour compenser le manque de globules rouges. Enfin, une alimentation adaptée peut ensuite être conseillée par votre vétérinaire afin de faciliter la convalescence.   Quelle prévention ? Les antiparasitaires C’est la méthode la plus sûre pour constituer une réelle prévention contre la piroplasmose. Le produit doit détruire la tique avant qu’elle n’ait le temps de piquer. Il existe donc à votre disposition : • Certains colliers, mais attention, leur niveau d’efficacité varie d’un collier à l’autre. • Les pulvérisateurs qui permettent de déposer un film protecteur sur l’ensemble du corps. • Les pipettes, dont la répartition du produit sur l’ensemble du corps se fait toute seule en 24h. Ils doivent être systématiquement et régulièrement appliqués pendant les périodes à risque : c’est-à-dire au printemps de mars à juin, et à l’automne, de septembre à décembre.   Conclusion : La piroplasmose est une maladie commune qui peut être grave et parfois mortelle. Même si le traitement est très efficace lorsqu’il est mis en œuvre suffisamment rapidement, la maladie peut entraîner des séquelles au niveau rénal et hépatique. Il est donc fortement conseillé de « prévenir plutôt que guérir ». L’utilisation d’antiparasitaires externes doit être systématique de mars à juin et de septembre à décembre.   Demandez conseil à votre vétérinaire qui saura vous conseiller les solutions adaptées.
Le vieillissement chez le chat
06/05/2021

Le vieillissement chez le chat

Comme l’être humain, le chat vieillit. Au fur et à mesure du temps qui passe, certains signes peuvent apparaître : Raideur articulaire, activité diminuée ou augmentée, augmentation de la soif, apparition de grosseurs, mauvaise haleine, changement de comportement, gain ou perte de poids. Même si ce processus de vieillissement est inévitable, il est possible de diminuer certains facteurs de risques et aider votre compagnon à bien vieillir.   Les dents L’absence de soins dentaires peut avoir des conséquences qui s’aggravent lorsque l’animal vieillit : douleur lorsqu’il s’alimente, inflammation des gencives, déchaussement des dents et destructions de l’os de la mâchoire, mauvaise haleine. Deux solutions simples pour prévenir ces risques : des soins dentaires (brossage régulier et/ ou détartrage) et alimentations adaptées. Certaines croquettes destinées aux chats séniors prennent en compte cette nécessité de diminuer la formation de la plaque dentaire et du tartre.   Les organes À commencer par le rein, qui peut fatiguer plus rapidement. L’insuffisance rénale est une cause de décès très courante chez le chat âgé. Perte de poids, prise de boisson qui augmente, quantité urinaire accrue, mauvaise haleine ... voici quelques symptômes qui doivent vous alerter. Un contrôle strict des apports en protéines et minéraux peut permettre de retarder l’évolution de la maladie. Il existe des aliments spécialement dédiés à cette pathologie. Vers 8-9 ans, il peut être utile de faire un bilan rénal chez votre vétérinaire, afin de déceler la maladie et mettre en place un traitement le plus tôt possible. La thyroïde est également touchée par une maladie hormonale : l’hyperthyroïdie . Celle-ci résulte de tumeurs souvent bénignes de la glande thyroïde. Voici les signes cliniques qui peuvent vous alerter : • Chat hyperactif, augmentation de la soif, diarrhée, hypertension • Des traitements adaptés et efficaces existent.   L’alimentation La prise de poids et l’obésité sont souvent remarquées chez les chats âgés. Même si le propriétaire ne le remarque pas toujours, car cette prise de poids est progressive, et parfois un épais pelage cache l’excédent de graisse. Il existe des aliments spécialement étudiés et formulés pour répondre aux besoins nutritionnels du chat senior, permettant ainsi de limiter cette prise de poids et agissant sur l’état de santé général.   Maladies du coeur Plusieurs types d’affections concernent les chats vers l’âge de 7/8 ans, et touchent le muscle cardiaque. Un examen au stéthoscope peut permettre au vétérinaire de détecter un bruit cardiaque anormal. Un traitement et une alimentation adaptée aident le chat à ralentir la progression de la maladie.   Le diabète Les chats obèses sont souvent atteints par cette maladie. Il est donc primordial de surveiller le poids de votre animal tout au long de sa vie et encore davantage lorsqu’il vieillit. Si votre chat est atteint de diabète sucré, il a besoin d’injection d’insuline quotidiennement. Les symptômes sont les suivants : perte de poids, prise de boisson beaucoup plus forte, urine en grande quantité, et toujours affamé.   Le cancer Bien évidemment, comme chez l’homme, le risque de cancers augmente avec l’âge. Il est possible pour certains d’entre eux s’ils sont détectés et pris en charge assez tôt, de ralentir fortement leur progression et améliorer la qualité de vie de l’animal. Il existe certains vaccins pour prévenir des affections telles que la leucose féline (appelé FeLV).   Malpropreté La malpropreté peut survenir avec l’âge. L’animal urine et défèque en dehors de sa litière. Plusieurs raisons peuvent en être la cause : Une maladie qui augmente la prise de boisson et donc la quantité d’urine, de l’arthrose qui l’empêche d’atteindre sa litière, la sénilité... On observe des changements de comportement ; sommeil prolongé, déambulations, désintérêt pour l’environnement... Souvent certains chats souffrent d’arthrose ou de problèmes dentaires, les rendant un peu plus agressifs. Un traitement adapté permet d’améliorer significativement les choses. Pour terminer, n’oubliez pas de poursuivre une politique de prévention pour la vermifugation, la vaccination e t n’hésitez pas à demander à votre vétérinaire un bilan gériatrique, qui permettra de déceler ou non la présence de troubles physiologiques, parasites, mauvais fonctionnement de certains organes.   Conclusion : La prise en charge de la douleur est devenue une préoccupation collective nécessitant une collaboration étroite entre le propriétaire et l’équipe soignante. Elle fait partie intégrante des soins apportés à votre compagnon. Elle a pour but d’améliorer toujours la qualité des soins et le confort de vie de l’animal.
Le chinchilla (Chinchilla brevicaudata, Chinchilla lanigera)
23/04/2021

Le chinchilla (Chinchilla brevicaudata, Chinchilla lanigera)

Les chinchillas sont des animaux nocturnes et actifs au crépuscule. Ils sont d’excellents grimpeurs et sauteurs. Ils sont élevés depuis des dizaines d’années pour leur fourrure. Ce sont des rongeurs craintifs qui doivent être manipulés avec beaucoup de douceur et habitués progressivement à l’homme.   Origine Les chinchillas vivent en altitude dans les Andes d’Amérique du Sud. La population sauvage est en danger de disparition, car le chinchilla est chassé pour sa fourrure. L ongévité : 10 ans en moyenne en captivité. Longévité maximale de 20 ans. Caractéristiques : leur fournir une cage résistante avec du matériel à ronger tel que du carton, du bois, etc.   Reproduction Parmi les rongeurs de compagnie, les chinchillas ont la période de gestation la plus longue, soit de 111 jours (environ 4 mois). La plupart des portées comportent 2 bébés seulement. Les petits naissent très développés, contrairement à la plupart des petits rongeurs (rats, souris). Ils possèdent déjà leur fourrure et ils ont les yeux ouverts au moment de la naissance ! Le sevrage des bébés se fait entre 6 et 8 semaines.   La localisation de la cage La cage devrait être située dans un endroit bien éclairé (mais sans la lumière directe du soleil), sans courant d’air, pas trop chaud ni trop humide (idéalement moins de 50%). De plus, la cage devrait être loin de la télévision, du système de son ou de la radio. Les ondes qui se dégagent de ces appareils peuvent stresser votre animal. Il ne faut pas oublier que ce sont des animaux nocturnes. Il faut donc éviter de mettre la cage dans ou près d’une chambre à coucher.   Cage La cage doit être aussi grande que possible surtout en hauteur. Elle doit être munie de hamac, de plateformes et de branches pour leur permettre de courir et de sauter. Une boîte en plastique, en carton ou en bois devrait être présente dans la cage pour permettre à votre chinchilla de s’y réfugier... ou ronger ! Attention toutefois de choisir des branches d’arbres non traités par des pesticides. La litière ne doit pas être poussiéreuse pour éviter les problèmes respiratoires : on préfèrera les litières de chanvre, de papier recyclé et de copeaux de maïs à la sciure de bois. La litière de cèdre est déconseillée à cause de son effet irritant sur la peau, les yeux et le système respiratoire. Un bain de sable (5 cm de profondeur) devrait être mis à leur disposition pendant 20 à 30 minutes une fois par jour pour maintenir leur pelage propre et prévenir les maladies de peau.   Diète Les chinchillas sont strictement herbivores . Il est recommandé de leur donner des granulés spécialement conçus pour eux. Du foin de fléole des prés (timothey) devrait toujours être disponible avec quelques morceaux de légumes frais. Les fruits secs ou frais peuvent être offerts comme friandise occasionnelle.   Visite chez le vétérinaire : Un examen clinique annuel incluant un examen dentaire est recommandé. Des puces électroniques sont disponibles pour identifier les chinchillas et un fichier national permet depuis peu de vous contacter en cas de fugue...
Les vomissements chez le chien
16/04/2021

Les vomissements chez le chien

Les vomissements peuvent être la conséquence d’une simple i ndigestion , mais également d’une maladie du système digestif ou d’une maladie générale. Lors d’une indigestion, une mise à la diète suffira. En revanche, dans les autres cas, un traitement sera nécessaire.   1.        Qu’est-ce que le vomissement ? Expulsion brutale du contenu de l’estomac souvent précédée de mouvement de mâchonnement et d’un écoulement de salive.   2.        Divers types de vomissements Vomissements aigus : • Provoqués par une maladie du tube digestif (gastrite, tumeur de l’estomac, maladie générale telle la parvovirose).          Vomissements chroniques : • Répétés et prolongés durant plusieurs semaines, dus à des affections non digestives (pyomètre, insuffisance rénale, hépatique...). • Peuvent être également la cause de la prise de certains médicaments . Vomissements liés à la prise d’un repas : • S’il a lieu quelques minutes ou quelques heures après le repas, il peut être lié à des aliments plus ou moins digérés . • Si le vomissement ne contient que de la bile et du mucus, c’est qu’il n’est pas lié au repas.   4.        Aspect des matières vomies Les vomissements sont constitués de mucus gastrique ou de bile (coloration jaunâtre). • la présence de sang dans les matières vomies peut avoir diverses significations : une simple rupture d’un vaisseau sanguin ou un saignement chronique résultant d’une lésion plus grave tels une tumeur ou un ulcère. Un caillot de sang frais est produit par des lésions récentes, alors qu’un sang de teinte brun noirâtre résulte d’une lésion plus ancienne. • Lors d’un arrêt du transit intestinal, les matières vomies prennent un aspect fécaloïde.   5.        Conséquences du vomissement Déshydratation (le rejet des sécrétions digestives peut atteindre 2 litres par jour pour un chien de 20 kg). • Certains minéraux sont également rejetés avec le liquide gastrique.   6.        Traitements Il est toujours préférable de déterminer la cause des vomissements pour adapter le traitement. Quelle que soit la cause, la mise à jeun avec le retrait de la boisson pendant 24 heures est utile : cela favorise la cicatrisation de la muqueuse gastrique et permet d ’éviter la stimulation des sécrétions gastro-intestinales susceptibles d’attaquer la muqueuse. Les animaux ont souvent très soif et la mise à disposition d’une quantité d’eau en abondance entraîne un abreuvement excessif qui engendre à nouveau des vomissements. Selon l’état de l’animal, l’eau devra être donnée sous forme de perfusions ou en très petites quantités et fréquemment. Médicaments : ils sont nombreux pour faire cesser les vomissements, mais doivent être donnés suite à une consultation , afin de prescrire le plus adapté aux causes des vomissements.   Conclusion Face aux vomissements, il faut être le plus précis possible dans l’observation et la détermination des signes cliniques. Grâce à vos observations, vous nous aiderez à diagnostiquer la cause et la gravité des symptômes.  
Le diamant mandarin
09/04/2021

Le diamant mandarin

Ce passereau est originaire d'Australie et d'Indonésie. Son importation est interdite.   Le nom “diamant” vient des excroissances blanches luminescentes situées à l’intérieur du bec des oisillons. Ces motifs incitent les parents au nourrissage et disparaissent vers 2 mois. La ponte peut aller de3 semaines plus tard, les petits quittent leur nid. 4 à 6 œufs avec une fréquence d’un par jour , l’incubation est assurée aussi bien par la femelle que par le mâle et dure 15 jours.   Comment différencier le mâle de la femelle ? Dans la forme sauvage, le mâle a le bec rouge vif et des joues colorées alors que la femelle a le bec orange à rosé, et les joues non colorées. En cas de doute pour les oiseaux présentant des mutations, un sexage par ADN est possible à l’aide d’une plume ou d’une prise de sang.   Soins préventifs Il est important de vérifier à l’achat que votre oiseau n’est pas porteur d’une bactérie transmissible à l’homme (Chlamydophila). Cette bactérie se détecte grâce à une prise de sang, qui peut être effectuée chez votre vétérinaire. Une quarantaine de 45 jours et un dépistage des parasites sont impératifs si vous introduisez un nouvel oiseau dans une colonie. Si vous décidez de faire de la reproduction, assurez- vous que l’état de santé de vos oiseaux le permet. Si vous utilisez des parents adoptifs (moineaux du Japon par exemple), il est conseillé de consulter un vétérinaire pour examiner les parents adoptifs et les reproducteurs.   Alimentation conseillée Il est conseillé de nourrir les Mandarins avec 40% de graines de bonne qualité, 40% de granulés complets pour passereaux et 20% de fruits et légumes frais variés et de laisser un os de seiche en permanence dans la cage des femelles. Rappelons que les femelles peuvent pondre même en l’absence de mâle (comme les poules !) . Les « gâteaux pour oiseaux », à base de gras et de sucre (miel...) sont à proscrire, de même que les graviers pour oiseaux, qui sont inutiles et peuvent obstruer le tube digestif de l’oiseau s’il les avale.   Environnement La cage doit être aussi spacieuse que possible. Evitez de mettre un nid en permanence dans la cage des femelles car cela les incite à pondre et pourrait épuiser leurs réserves et causer des graves problèmes de santé. Beaucoup de passereaux apprécient les bains d’eau tiède. Vous pouvez proposer une coupelle d’eau à votre oiseau ou l’emmener près d’un robinet pour observer sa réaction. Toutefois, attention aux casseroles d’eau bouillante avec les oiseaux habitués aux bains : ils pourraient s’y jeter en croyant qu’elle leur est destinée. Si vous laissez votre Mandarin voler en liberté dans la pièce, attention à la sécurité : vitre, ventilateur, plantes toxiques, mieux vaut surveiller votre oiseau durant chaque sortie.
L'obésité de nos chiens et chats
02/04/2021

L'obésité de nos chiens et chats

L’obésité est un des fléaux de notre siècle, qui n’épargne pas nos chiens et chats. La surcharge pondérale touche 50 % des chiens et chats en France. Trop souvent, la nourriture est utilisée pour entrer en relation avec notre animal de compagnie ; lui faire plaisir, l’éduquer, se déculpabiliser de l’avoir laissé tout seul la journée... On lui donne une biscotte au petit déjeuner, puis un petit morceau de fromage à midi, puis un morceau de sucre lors du café, puis quelques restes le soir..., et tout ceci, en plus de sa ration quotidienne.   1.        Quand est-ce que mon animal est considéré comme obèse ? Pour que l’on parle d’obésité, il faut que l’excès de graisse atteigne 15 à 20 % du poids physiologique optimal. Pour donner un ordre d’idée, une obésité chez le chien correspondrait aux poids suivants : - Pour un chien « mini » (York, basset, terrier...) : 7 kg - Pour un chien « medium » (Epagneul, Border collie...) : 17 kg - Pour un chien « maxi » (Labrador, Berger Allemand...) : 42 kg Un chat européen type doit peser normalement environ 5 kg   2.        Quels impacts de l’obésité ? L’obésité a de nombreux effets négatifs sur nos chiens et chats. De nombreuses études scientifiques ont prouvé que l’obésité entraînait une baisse de l’espérance de vie significative (jusqu’à 2 ans chez le chien !). Outre les problèmes liés à l’obésité elle-même : difficulté à se déplacer, plus possible de jouer, difficulté à se nettoyer..., la liste des effets nocifs de l’obésité sur les animaux est longue. Les animaux obèses résistent moins bien aux infections et sont moins aptes à combattre les maladies infectieuses. Ils présentent aussi une plus forte incidence d’arthrite, de problèmes de colonne vertébrale, de déchirures de ligaments des genoux et de troubles locomoteurs que les animaux dont le poids est normal. On observe une perte d’endurance lors d’exercice et une plus grande fatigue, qui vont jouer sur la pression sanguine. L’effort supplémentaire imposé au cœur engendre un risque d’augmentation des cardiopathies chez les animaux obèses et finit par produire une défaillance cardiaque. Les animaux obèses endurent moins bien la chaleur de l’été et beaucoup d’entre eux deviennent irritables. Chez les animaux obèses, il est plus difficile de les ausculter et de les palper, de prélever des échantillons satisfaisants et donc, de diagnostiquer correctement les symptômes d’une maladie. Étant donné que les fonctions respiratoires, hépatiques et rénales sont souvent réduites, l’anesthésie et la chirurgie représentent un plus grand risque pour les animaux obèses et le risque de voir leur plaie s’infecter est plus grand. De plus, la quantité d’agents anesthésiants est plus importante que pour les animaux de poids normal. Les chiens obèses ont 40 % de plus de risque de développer des problèmes cutanés par rapport aux animaux de poids idéal.   3.        Quels problèmes sont associés à l’obésité Diabète sucré : Les animaux obèses risquent davantage de souffrir d’un diabète sucré grave. - Troubles gastro-intestinaux : Les animaux obèses ont plus de problèmes de constipation, de flatulences et d’ulcères d’estomac. - Incidence accrue de cancer : On note une incidence supérieure de cas de cancer chez les animaux obèses. Ainsi, l’incidence des cancers chez les chiens obèses est de 50% plus élevée que chez les chiens de poids normal. - Diminution de la fonction hépatique : À cause de l’accumulation de gras dans le foie, le fonctionnement de cet organe est compromis chez les animaux obèses. - Hypertension artérielle : La haute pression sanguine (hypertension) s’accentue avec l’obésité, et l’hypertension accroît les risques d’insuffisance rénale et de troubles cardio-vasculaires. -  Fonction hormonale compromise : L’obésité ralentit la production des hormones de croissance et compromet la fonction de reproduction. Tous ces effets contribuent à raccourcir l’espérance de vie et compromettent la qualité de vie des animaux.   4.        Comment éviter que mon animal devienne obèse ? Afin de conserver à votre chien un poids idéal, quelques règles suffisent : Conservez toujours le même aliment si l’activité est identique , mais changez d’aliment (moins énergétique) si votre compagnon est moins actif. Respectez la quantité conseillée par votre vétérinaire ou par le fabricant lors d’une alimentation industrielle ne donnez pas de restes de table , votre chien n’est pas une « poubelle » évitez de donner des friandises, croûtes de fromages , etc. Optez plutôt pour des biscuits faits pour les chiens, sans apport calorique. Dans la mesure du possible, faites faire de l’exercice à votre compagnon Laissez votre animal tranquille quand il mange. Ne lui donnez pas à manger à table. Ne le forcez pas à manger et ne le nourrissez pas à la main. Ne rajoutez rien à l’alimentation pour l’inciter à manger. N’enlevez pas la gamelle de votre chien quand il mange. N’utilisez pas de nourriture pour lui faire plaisir, des caresses suffisent ! Ne pas s’inquiéter si votre animal mange moins que la quantité indiquée sur le sac d’aliments. Et surtout, pesez-le régulièrement : votre vétérinaire dispose d’une balance, et peut vous aider à établir une courbe de poids. Toute variation de 5% en plus, peut et doit être corrigée en douceur !   Conclusion  Les animaux en bonne santé et en forme physique vivent plus longtemps, sont plus heureux et profitent davantage de la vie. L’obésité est très souvent négligée par les propriétaires qui qualifient leurs animaux de « Bon gros matou » ou « Bon pépère ». Mais cette obésité peut avoir des conséquences dramatiques pour le bien-être et la santé de l’animal. Elle réduit considérablement l’espérance de vie et augmente fortement les risques de voir apparaître d’autres maladies, aux traitements lourds et onéreux. Demandez conseil à votre vétérinaire pour qu’il vous conseille et vous propose si nécessaire, des solutions adaptées pour vous aider à faire maigrir votre animal.
Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) chez le chien
26/03/2021

Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) chez le chien

Les MICI sont des affections fréquentes, qui concernent tout ou une partie de l’appareil digestif du chien, en allant de l’estomac au colon. On retrouve ces maladies chez le chien et chez le chat, mais elles sont plus rares dans cette dernière espèce. L’expression clinique et les répercussions sur la santé de l’animal sont très variables. Leur diagnostic nécessite la réalisation de prélèvements (biopsies) ; ceux-ci peuvent être réalisés par endoscopie ou par voie chirurgicale.   Maladie Les MICI sont caractérisées par une colonisation de la paroi des organes par des cellules inflammatoires. L’infiltrat inflammatoire peut être plus ou moins étendu : souvent généralisé, parfois plus localisé (on parle alors de granulomes inflammatoires). Les cellules inflammatoires sont le plus souvent des mastocytes et/ou des lymphocytes, mais d’autres cellules peuvent être représentées (polynucléaires éosinophiles par exemple) ; toutes ces cellules sont des globules blancs, dont la présence au sein de la paroi des organes concernés est anormale. Elles perturbent le fonctionnement normal de l’appareil digestif. Actuellement, on classe l’ensemble de ces maladies en 3 groupes : les entéropathies répondant à un changement alimentaire ; les entéropathies répondant aux antibiotiques ; les entéropathies répondant aux immunosuppresseurs. Le terme entéropathies est employé ici de façon générique, car chez le chien, il est rare que l’intestin grêle ne soit pas concerné par l’infiltration inflammatoire. Les animaux atteints peuvent être très jeunes, d’âge moyen, ou plus avancé.   Symptômes Dans la plupart des cas, on observe des signes digestifs : baisse d’appétit, vomissements, diarrhée (tous ces signes ne sont pas toujours exprimés simultanément), et éventuellement des signes généraux : amaigrissement, baisse d’activité, ascite, poil sec et terne. Dans les selles, on peut parfois retrouver du sang , non digéré (rouge) ou digéré (coloration noire des selles). Il arrive qu’un animal soit présenté à un stade déjà très avancé de la maladie (amaigrissement important, ascite, hypoprotéinémie), sans qu’aucun épisode de diarrhée ni de vomissement n’ait été constaté. Les symptômes s’expriment sur de longues périodes (semaines, mois). L’évolution ultime des cas sévères est la mort.   Causes Dans le cas des entéropathies répondant à un changement alimentaire, une intolérance ou une allergie alimentaire sont à l’origine de la maladie. Il est à noter qu’un animal peut devenir allergique à un composé de son alimentation , même s’il consomme le même régime depuis plusieurs années.   Prévention Aucunes.   Traitement Les cas les plus simples permettent un contrôle de la maladie avec une modification de l’alimentation. On opte pour un régime hypoallergénique soit industriel (c’est l’idéal car il est parfaitement équilibré), soit ménager (plus contraignant, moins bien équilibré, ce qui est gênant à long terme). Le régime ménager consiste à servir à l’animal des aliments qu’il a peu de chances d’avoir mangés auparavant , notamment en ce qui concerne la source de protéines. Les nutriments à l’origine des intolérances/allergies sont presque toujours les protéines . Ainsi, on recommande la viande de mouton, de cheval, éventuellement de canard, ou encore du poisson. Les glucides ne sont généralement pas responsables, mais par sécurité, on peut opter pour une source originale comme le tapioca. Les fibres ne posent pas de problème : tout légume vert est adapté. Un tel régime n’est pas équilibré sur les plans minéral et vitaminique. C’est pourquoi il est préférable de donner un aliment industriel diététique. Le régime hypoallergénique doit être maintenu le plus longtemps possible. Certains patients supportent un retour à un aliment « standard », d’autres doivent conserver leur régime spécial en permanence. Dans le cas des entéropathies répondant aux antibiotiques, le traitement doit être long. Diverses molécules peuvent s’avérer efficaces. Enfin, les entéropathies répondant aux immunosuppresseurs sont les plus contraignantes. Là encore, diverses molécules peuvent être employées : prednisone, chlorambucile, azathioprine, cyclophosphamide. Un suivi clinique et biologique (prises de sang) régulier est alors indispensable. Ce traitement est toujours associé à un régime hypoallergénique strict. Les effets secondaires à long terme ne sont pas négligeables. Le traitement est soit temporaire, soit permanent, selon les cas. Bien entendu, avant d’instaurer ces traitements, il est indispensable de déparasiter l’animal malade, ainsi que tous les animaux vivant avec lui (vermifuges polyvalents, mais aussi élimination de la giardiose et de la coccidiose).   Conclusion Les MICI sont des infiltrations de l’appareil digestif, et le symptôme le plus fréquent chez le chien est la diarrhée chronique, réfractaire aux traitements classiques. Leur évolution est longue, et leur guérison ne peut être spontanée. La mesure thérapeutique principale doit toujours être le passage à un régime alimentaire hypoallergénique, de préférence industriel. Le pronostic doit être réservé au moment du diagnostic.
Le traitement d'une plaie
18/03/2021

Le traitement d'une plaie

Nos animaux peuvent se blesser. Certaines blessures nécessitent une intervention du vétérinaire, et d’autres peuvent être soignées par le propriétaire. Il ne faut jamais sous-estimer la gravité d’une plaie, car en fonction de sa localisation, du type et de l’origine de la blessure, celle-ci peut s’aggraver si elle n’est pas prise en charge correctement. En fonction de la blessure, vous pourrez être amenés à gérer deux grandes étapes :   Stopper une hémorragie Si la blessure est profonde et que la plaie saigne abondamment. Il faut commencer par arrêter l’hémorragie. Immobiliser correctement l’animal, en prenant soin de limiter le risque de morsure ou de griffures de sa part. Car naturellement, il aura tendance à vouloir se protéger et se défendre lorsqu’il a mal. Une fois l’animal immobilisé et sécurisé, vous pouvez exercer une pression directement sur la plaie, à l’aide d’une compresse stérile, idéalement, ou d’un tissu propre si vous n’avez rien d’autre sous la main. Essayez si vous le pouvez, d’élever la partie blessée. En fonction de la plaie, cette compression pourra accélérer la formation du caillot de sang. Ne soulevez pas la compresse pour voir si la plaie saigne encore, sinon vous risquez de ralentir la formation du caillot. Si la compresse s’imbibe complètement de sang, ne l’enlevez pas, mais rajoutez une autre compresse. Si l’hémorragie est grave , une pression directe sur les artères de la région blessée peut s’avérer nécessaire. Les principales artères sont situées sous les aisselles des pattes avant, sous la partie supérieure des pattes arrière, et sous la queue. En cas d’hémorragie, une fois ces premiers soins prodigués, rendez-vous très rapidement chez votre vétérinaire. Seul ce dernier saura évaluer la gravité de la plaie et mettre en place un protocole de soin et de traitement adapté.   Limiter les risques d’infection Si vous avez affaire à une plaie de petite taille , et superficielle, alors vous pouvez utiliser de l’eau et du savon, ou des produits type « Bétadine » ou « Biseptine » diluée pour la nettoyer (Attention à ne jamais utiliser du Mercurochrome, un poison pour les chiens et chats qui peuvent l’avaler). Attention à ne jamais mélanger deux produits qui pourraient se neutraliser et perdre en efficacité. Idéalement, essayez de couper aux ciseaux les poils situés autour de la plaie. Ensuite, appliquez une pommade ou un spray antiseptique utilisé pour la santé animale. Sur des animaux sensibles, vous pouvez pulvériser le spray sur la compresse et appliquer ensuite celle-ci sur la plaie. Protégez la plaie d’un bandage pas trop serré pour laisser le sang circuler, mais suffisamment pour que celui-ci tienne correctement. Prenez garde à ce que votre animal n’arrache pas le pansement et l’avale. Votre vétérinaire pourra vous fournir une collerette. Renouvelez l’application de la pommade ou du spray une à deux fois par jour. Vous pouvez vous reporter au mode d’utilisation du produit, décrit sur l’emballage ou la notice du produit, ou encore, contacter votre vétérinaire pour lui demander conseil. Lorsque vous avez affaire à une plaie profonde , contentez-vous d’y mettre un pansement et de vous rendre rapidement chez votre vétérinaire. Seul ce dernier sera capable de définir le traitement le plus adapté. Car une plaie profonde peut se traiter différemment en fonction de sa localisation et son origine.   Conclusion Quelques gestes simples et des connaissances de base vous permettront de gérer les petites plaies de votre compagnon. Au moindre doute, lors d’une plaie qui vous parait assez grave, de par sa taille, son origine (morsures...), ou sa localisation, consultez votre vétérinaire. Seul ce dernier sera capable d’estimer la gravité de cette dernière et de prescrire les soins adéquats. Enfin, n’oubliez pas d’observer votre animal les heures qui suivent la blessure. Si son attitude change, qu’il paraît abattu, qu’il ne mange pas... rendez-vous rapidement chez votre vétérinaire.
Les principales maladies chez le furet
11/03/2021

Les principales maladies chez le furet

Les furets sont de plus en plus nombreux dans nos foyers. Mais quelles sont les principales maladies de ces  petits animaux ?   Maladies respiratoires du furet Les furets peuvent souffrir de rhinite  : ils présentent alors une toux, des éternuements et un écoulement nasal. La rhinite peut être due à une irritation des voies respiratoires par la poussière, la litière… Il faut donc éliminer au maximum ces sources d’irritation. Si les symptômes persistent, une consultation chez le vétérinaire s’avère indispensable.  De grandes maladies virales telles que la grippe ou la maladie de Carré provoquent aussi des troubles respiratoires chez le furet. Le virus grippal est le même que celui pouvant infecter l’Homme, il faut donc être très vigilant si vous êtes vous-même malade !  La grippe peut se compliquer chez le furet par une infection bactérienne, une pneumonie. La surveillance est donc de mise.   Troubles digestifs du furet La principale maladie digestive du furet est une gastrite due à une bactérie très spécifique. Le furet présente alors une faiblesse, une anorexie, des vomissements… Il est important de consulter pour qu’un traitement soit mis en place : il faut gérer les vomissements et éliminer cette bactérie. Les furets sont aussi sujets aux occlusions intestinales, car ils ingèrent facilement toute sorte d’objets, mais aussi de nombreux poils qui peuvent bloquer le transit intestinal  ! Les principaux symptômes sont une léthargie associée à des douleurs intestinales, une anorexie et des vomissements. Il s’agit alors d’une urgence. L’insulinome du furet L’insulinome est une tumeur du pancréas qui provoque une sécrétion d’insuline augmentée de façon intermittente. Cet excès d’insuline entraîne des hypoglycémies et donc des symptômes tels que faiblesse du train arrière, démarche ataxique, pertes d’équilibre, anorexie, amaigrissement, crises convulsives… Le traitement proposé peut associer l’administration de médicaments , mais aussi une intervention chirurgicale .   L’hyperoestrogénisme de la furette Cette maladie est due à la particularité du cycle de la furette. En effet, la femelle reste en chaleur et produit donc des hormones appelées oestrogènes tant que son ovulation n’a pas été déclenchée. Or, chez la furette, l’ovulation est déclenchée lors de l’accouplement avec un mâle ! Si la furette vit seule, sans mâle, son taux d’oestrogènes va rester très haut , très longtemps, ce qui provoque des troubles sanguins avec diminution des plaquettes, des globules rouges et blancs. Les symptômes observés sont une perte de poils symétrique sur les flancs et la queue, une vulve gonflée, des pertes vaginales, mais aussi une faiblesse générale, des muqueuses pâles, des hémorragies… À ce stade, il faut agir vite et le pronostic est très réservé. C’est pourquoi il est conseillé de stériliser une furette si elle vit seule, sans mâles, et si l’on ne veut pas la faire reproduire.   Les furets sont des petits animaux attachants, mais assez fragiles. Il est important de leur offrir une alimentation adaptée de qualité, de respecter leurs habitudes et de bien surveiller leur santé pour leur offrir une vie en pleine forme !  
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