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Bientôt les vacances
29/05/2020

Bientôt les vacances

Vos vacances sont planifiées depuis plusieurs mois mais avez-vous pensé à votre animal ? Où va-t-il passer ses vacances ?     Deux mois avant le départ :  Il faut déjà savoir si vous pouvez emmener votre chien, chat, furet ou rongeur sur votre lieu de vacances. Pour cela, adressez-vous directement au propriétaire de votre location, au camping… Si vous partez à l’ étranger , c’est auprès du Consulat ou de l’ Ambassade que vous devez vous informer. Si votre animal est accepté, profitez-en pour demander aussi quelles formalités sont obligatoires, vaccination et passeport notamment. Toute l’équipe de la clinique pourra alors vous renseigner. S’il ne peut pas voyager avec vous, il est alors temps de lui trouver des personnes pour s’occuper de lui. Un chat peut parfaitement rester à la maison , sur son territoire, pendant une semaine si une personne de confiance vient le voir tous les jours, mais les chats, comme les chiens, peuvent aussi être accueillis dans une pension ou chez des particuliers. Nous pouvons éventuellement vous donner quelques adresses…     Un mois avant le départ :  Votre animal ne partira pas avec vous : si vous le pouvez, visitez la pension dans laquelle votre animal passera ses vacances ou prenez contact avec la famille qui l’accueillera. Ainsi, votre animal connaîtra les lieux, les personnes qu’il côtoiera pendant plusieurs semaines. Cela est surtout valable pour les chiens.   Votre animal vous accompagne : prévoyez les activités que vous pourrez faire avec lui pendant les vacances. Par exemple, sur quelles plages sera-t-il accepté ? Quels monuments pourrez-vous visiter ?     15 jours avant le départ :  Prévoyez les affaires pour votre animal. Faîtes une réserve de croquettes, ne changez pas son alimentation pour cette période quel que soit son lieu de vacances. Offrez-lui quelques jouets… Nous pouvons aussi vous conseiller des aides médicamenteuses sans aucune accoutumance pour l’aider à mieux passer cette période. Même s’il part avec vous, il aura beaucoup de changements ; sinon, il gèrera mieux votre absence. Les voyages en voiture sont aussi éprouvants et les animaux peuvent être malades. Il existe des traitements efficaces. Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement.     3-4 jours avant le départ : Vous avez tout prévu et tout est prêt pour que vous et votre animal passiez de bonnes vacances ensembles ou non ! Il suffit alors d’emmener votre animal en pension ou, s’il reste à la maison, de tout prévoir pour la personne qui viendra s’occuper de lui. En effet, avec les derniers préparatifs du départ, vous risqueriez d’oublier certains détails pour votre compagnon. Grace à nos conseils, nous espérons que vous pourrez partir en vacances en toute sérénité.   Toute l’équipe de la clinique vous souhaite d’excellentes vacances !
La reproduction du chat
16/05/2020

La reproduction du chat

Pour tout savoir sur la reproduction de nos amis félins de leur puberté à la mise-bas, vous pouvez lire cet article:     La puberté : La puberté a lieu chez le chat à environ 6 mois . Cela est très variable selon les espèces mais aussi selon chaque individu. Les femelles sont généralement en chaleurs tous les 15 à 20 jours environ de la fin de l’hiver à l’automne.     Cycle de la chatte : Une chatte en chaleurs devient rapidement insupportable avec ses miaulements rauques, très forts et surtout incessants ! La chatte se frotte aux meubles et à ses propriétaires… et cela pendant 10 à 15 jours. Toutes les 2 à 3 semaines , cela donne peu de répit aux propriétaires… Les femelles ne présentent pas de ménopause et peuvent donc se reproduire toute leur vie. L’ovulation est déclenchée par le coït.     La rencontre : On conseille de ne pas faire reproduire une chatte trop jeune car cela est dangereux pour sa santé, la croissance n’étant pas terminée mais aussi pour les chatons car la femelle n’est pas encore assez mature pour les élever. Il faut donc attendre que la chatte ait plus d’un an pour la laisser en compagnie d’un mâle pendant ses chaleurs ! Le coït ne dure que quelques secondes pendant lesquelles le mâle tient la femelle par le cou avec ses dents. Cela provoque l’ovulation.     La gestation : Si la femelle est fécondée, la gestation dure de 64 à 69 jours . Il faut attendre quelques semaines avant de pouvoir le confirmer : environ 3 semaines par échographie et 40 semaines par radiographie.  Si vous avez de la chance, vous pouvez même sentir les bébés en caressant le ventre de votre chatte.     La mise-bas : Généralement, il suffit de garder la chatte tranquillement, bien au chaud et tout se passera bien . Il est important de ne pas déplacer les chatons dans les premières heures puis on peut les mettre dans un endroit approprié propre et chaud. Si la chatte ne semble pas bien, si elle a des contractions sans que des chatons naissent, il faut consulter en urgence. Sachez qu’il est important qu’une chatte gestante mange une ration énergétique assez importante . Les croquettes de haute qualité pour chatons sont parfaitement adaptées. N’hésitez pas à nous demander conseil.  Les petits sont sevrés à environ 2 mois . Vous pourrez alors les placer ou les vendre pour qu’ils trouvent un foyer.     Et si vous ne voulez pas faire reproduire votre chatte ? Il existe différents moyens. Le premier est qu’elle ne rencontre pas un mâle, facile pour une chatte d’appartement mais elle gardera ces comportements désagréables lors de ses chaleurs et les mâles tourneront autour de chez vous ! La pilule contraceptive peut être utile à court terme mais sachez qu’ elle est déconseillée car elle provoque des dérèglements hormonaux qui peuvent avoir des conséquences graves sur la santé : notamment infection de l’utérus et tumeurs mammaires . C’est pour cela que la stérilisation, même si c’est une solution définitive, est souvent conseillée : elle élimine tout risque de portée non désirée, de comportement lié aux chaleurs mais aussi certains problèmes de santé. La castration du chat apporte aussi des avantages : moins de fugues, de bagarres et donc moins de problèmes !   Pour en savoir plus sur la reproduction chez le chat, n’hésitez pas à venir nous poser vos questions !
Zoonoses transmises par les NAC
09/05/2020

Zoonoses transmises par les NAC

Commençons simplement par quelques définitions car si le terme de NAC devient assez courant dans notre quotidien, celui de zoonose est plutôt réservé au langage scientifique. Pour tous ceux à qui cela aurait échappé, les NAC ou Nouveaux Animaux de Compagnie regroupent les rongeurs et lapins, les reptiles et oiseaux qui partagent leur vie avec des humains ! Les zoonoses sont toutes les maladies qui peuvent être transmises des animaux aux humains et des humains aux animaux. Il existe différentes sortes de zoonoses selon les agents pathogènes responsables : des champignons, des virus, des virus ou bactéries (zoonoses infectieuses) ou des parasites.        Zoonoses dues à des champignons = mycoses  La principale mycose qui peut être transmise par un NAC est la teigne ou dermatophytose. Elle atteint les mammifères donc les rongeurs et lapins sont concernés et beaucoup plus rarement les oiseaux.  Elle est due à des champignons microscopiques qui se développent dans la peau. Les animaux peuvent porter la maladie sans présenter de symptômes. Ces derniers peuvent alors apparaître à la faveur d’un stress. Les enfants y sont très sensibles. Les lésions apparaissent alors sur les zones de contact avec l’animal. On observe alors des plaques rouges qui démangent beaucoup.       Zoonoses dues à des agents infectieux :  - Rage : La France est aujourd’hui indemne de rage mais il est important de l’évoquer tout de même ! Le furet, qui est un carnivore, est un réservoir particulier de la rage.    - Tuberculose : Elle est aussi plus rare qu’autrefois… La contamination peut se faire par inoculation accidentelle (contact avec des muqueuses), par inhalation ou par ingestion de lait ou viandes contaminés. Les formes de tuberculose ne sont alors pas les mêmes : nodules aux lieux d’inoculation ou forme respiratoire. Il faut savoir que toutes les espèces animales peuvent être touchées.    - Salmonellose : Reptiles, oiseaux et rongeurs sont des animaux qui peuvent être porteurs de salmonelles. Ils peuvent les transmettre par contact (mais la salmonellose peut aussi être contractée par ingestion d’aliments contaminés ).  Les symptômes sont essentiellement digestifs : gastro-entérite avec forte fièvre.   - Chlamydiose : Cette maladie est transmise par les oiseaux par contact direct ou via les excréments, inhalation de poussière ou secrétions oculaires et nasales. Les symptômes chez l’homme sont respiratoires .   - Pasteurellose : Cette bactérie est transmise par morsure. Celui ne présente généralement pas de symptômes. Chez l’homme, la plaie de morsure est alors très douloureuse, œdématiée et rouge/chaude.    - Leptospirose : Elle est généralement portée par des rongeurs sauvages mais la plupart des mammifères peuvent contaminer l’homme soit par manipulation d’animaux infectés, par aérosol de gouttelettes d’urine, par morsure ou eau souillée. Les symptômes chez l’homme sont principalement insuffisance rénale aiguë et atteinte hépatique.   - Grippe : Oiseaux et mammifères peuvent être porteurs de la grippe. On évoque souvent le furet qui est sensible aux mêmes virus grippaux que nous. La contamination se fait principalement par voie respiratoire.   - Campylobactériose : Beaucoup d’espèces animales peuvent être porteuses de cette bactérie (reptiles, oiseaux et mammifères). Contacts avec les animaux, ingestion d’eau ou d’aliments contaminés sont les principales sources de transmission. Les symptômes sont digestifs : diarrhée pouvant être importante et sanguinolente.        Zoonoses dues à des parasites :  - Parasites externes : On évoquera ici les gales et cheyletielloses qui sont dues à des acariens. La transmission se fait par contact direct avec l’animal ou indirectement avec la litière ou du matériel notamment. Les symptômes sont dermatologiques avec apparition de papules prurigineuses (avec démangeaisons).  Les puces peuvent aussi être transmises d’un animal à l’homme. Elles peuvent alors être vecteurs de maladies graves.   - Parasites internes : Ténia, toxocara, giardia … sont les noms de ces parasites qui provoquant généralement des troubles digestifs. Mais on peut aussi observer d’autres symptômes suite à la migration et l’enkystement de larves (yeux, foie, poumons…). La contamination se fait principalement par voie oro-fécale.         Comment les éviter ?  Connaître les zoonoses, c’est bien mais il est préférable de savoir les éviter ! Il suffit de respecter les règles d’hygiène de base : bien se laver les mains après les manipulations de rongeurs, lapins, reptiles, oiseaux…, désinfecter chaque plaie provoquée par un animal, porter des gants en cas de risque… Il faut également être vigilant lors de contact entre des animaux et des personnes à risque : très jeunes enfants, personnes immunodéprimées ou personnes âgées. L’hygiène des cages est particulièrement importante .   Nous vous souhaitons de merveilleux moments de partage avec vos petits compagnons grâce à ces quelques règles d’hygiène qui vous protègeront d’éventuelles maladies. Nous restons à votre disposition pour toute question supplémentaire.
Et si mon chat avait de l’arthrose ?
01/05/2020

Et si mon chat avait de l’arthrose ?

L’arthrose et ses manifestations douloureuses sont bien connues chez l’Homme.  Elle est également facilement repérable chez le chien mais elle est encore peu remarquée par les propriétaires de chats... et pourtant !     Les chats ont-ils de l’arthrose ? Comme tous les mammifères, les chats en vieillissant sont aussi sujets à cette maladie dégénérative, progressive et malheureusement irréversible. Bien que pendant de nombreuses années on ait pu penser que l’arthrose était rare chez les chats, d e récentes études ont montré que cette dégénérescence des cartilages articulaires pouvait toucher près de 9 chats sur 10 passés l’âge de 10 ans. Ce serait donc la maladie dégénérative la plus fréquente chez nos félins domestiques. Malgré cela, peu de propriétaires de chat s’en rendent compte...      A quoi voit-on qu’un chat a de l’arthrose ? Contrairement à ce qui se passe chez l’Homme, chez le chien ou chez le cheval, l ’arthrose chez le chat ne provoque pas automatiquement des boiteries visibles, ou des plaintes dues à la douleur. Dans la majorité des cas, les symptômes semblent peu évocateurs par rapport à ce qui se passe chez les humains ou les chiens. On note en général une réduction de certains mouvements, notamment les sauts, ou une prise de précaution plus importante lors de ces mouvements de grande ampleur. L’appétit peut être diminué, et l’activité est souvent réduite, allant parfois jusqu’à la léthargie. Dans certains cas, une agressivité inhabituelle liée à la douleur apparaît : le chat paraît plus nerveux, inquiet, pouvant aller jusqu’à des troubles du comportement.     Que faut-il faire si votre chat présente ces signes ? Votre vétérinaire pourra facilement vous dire si votre chat est atteint. Pour cela, un examen en douceur des articulations peut suffire. Une mobilité réduite, difficile, douloureuse, la présence d’une chaleur locale ou d’un gonflement, ce sont des signes évoquant la maladie articulaire. Si nécessaire, votre vétérinaire pourra réaliser un cliché radiographique pour visualiser les lésions d’arthrose.     Peut-on traiter l’arthrose chez mon chat ? Le traitement de l’arthrose chez le chat, comme pour les autres espèces, fait souvent appel à plusieurs types de thérapies. En premier lieu, il s’agit le plus souvent de supprimer la douleur. Votre vétérinaire pourra vous proposer la forme d’anti-douleur la plus adaptée à votre chat.   Il est important de ne pas donner n’importe quel médicament utilisé couramment chez l’Homme sans avis de votre vétérinaire, car certains peuvent s’avérer très toxiques pour votre chat.   Une fois la douleur prise en charge, il existe toute une panoplie de traitements permettant de ralentir la progression de l’arthrose, et améliorer le bien-être de l’animal : depuis les chondroprotecteurs (glucosamine, chondroitine) jusqu’aux Oméga 3 (en particulier le DHA et l’EPA), en passant la phytothérapie.   La physiothérapie, bien que difficile à mettre en œuvre chez le chat est également bénéfique.   Dans certains cas, une intervention chirurgicale pourra être souhaitable.   Il existe également des aliments formulés spécialement pour les chats arthrosiques, ainsi que des compléments nutritionnels.     Quel est le pronostic pour mon chat ? Même si la maladie est progressive et irréversible , c’est l’utilisation conjointe des différentes thérapies actuellement disponibles auprès de votre vétérinaire qui peut permettre une nette amélioration du confort de vie de votre chat. Les traitements médicaux de gestion de la douleur, et dans une certaine mesure, ceux contrôlant la progression de la maladie donnent des résultats rapidement visibles. Votre chat retrouvera alors sa mobilité, son entrain, rejouera et recherchera à nouveau votre contact.     Conclusion : L’arthrose est une maladie extrêmement fréquente chez le chat, mais dont les symptômes sont très différents de ceux rencontrés chez le chien. Comme chez l’Homme, moins le stade est avancé, plus le traitement est efficace. Votre vétérinaire dispose d’un arsenal thérapeutique qui sera utilisé en synergie, afin de redonner une bonne qualité de vie à votre compagnon.   Toute modification du comportement du chat vieillissant doit conduire à évoquer l’arthrose.   Votre vétérinaire pourra vous proposer des solutions adaptées à votre compagnon.
Mon chien a-t-il des vers ?
24/04/2020

Mon chien a-t-il des vers ?

90 % des chiots et 20 % des adultes sont porteurs de parasites intestinaux. La contamination a lieu, le plus souvent, dans l’environnement de l’animal , mais peut également se passer avant la naissance, par voie transplacentaire . Les œufs de certains vers intestinaux peuvent être ingérés par les enfants, et être à l’origine de maladies parfois sévères. C’est la raison pour laquelle il faut penser à vermifuger régulièrement son animal. Il existe plusieurs types de vers, et à chacun correspond un traitement adapté.      Les vers ronds ou nématodes:  1) Les ascaris (Toxocara canis, T. cati et T. leonina):   Ce sont des vers blancs qui peuvent mesurer de 5 à 18 cm de longueur : ils ressemblent beaucoup à des spaghettis ! Les chiots en sont presque systématiquement infestés. Ils se contaminent soit directement pendant la gestation, soit par le lait de la mère après la naissance. Ces vers se nourrissent au détriment du chiot ou du chaton, et peuvent être responsables de diarrhées, de constipation, de vomissements, d’amaigrissement, de ballonnement abdominal, de retards de croissance, et même parfois d’obstruction ou de perforation intestinale. Dans certains cas, des démangeaisons et des lésions peuvent apparaître sur le ventre. Les ascaris sont des parasites pouvant se transmettre à l’homme. Ils constituent un danger pour les enfants qui peuvent se contaminer dans les bacs à sable ou en jouant avec des chiens, non ou mal vermifugés. La vermifugation doit donc être systématique pour tous les chiots, tous les mois (jusqu’à l’âge de 6 mois), et deux fois par an au minimum pour les adultes, même sans observation de symptômes.   Les ankylostomes (Ancylostoma caninum et Uncinaria stenocephala) :   Ce sont de petits vers de 0,5 à 1,5 cm que l’on observe très rarement dans les selles. Ils sont particulièrement agressifs pour la paroi de l’intestin. Lorsqu’ils sont très nombreux, la quantité de sang qu’ils absorbent est parfois suffisante pour entraîner une anémie importante, et une maigreur. Les selles sont le plus souvent foncées, contenant du sang digéré noirâtre.  Ils parasitent principalement les chiots d’élevage, ou les adultes qui vivent en groupes : pensions, meutes... où les chiens se contaminent le plus souvent par voie cutanée.   Les trichures (trichuris vulpis) :   Ce sont des parasites du colon (gros intestin) et du caecum (« l’appendice ») du chien. Ils mesurent 2 à 4 cm, et ont une forme enroulée à leur extrémité, dite en « crosse d’évêque ». Ils se nourrissent de sang à travers la paroi de l’intestin du chien, et peuvent entraîner une anémie ou des diarrhées hémorragiques, qui sont parfois très douloureuses. Les symptômes sont parfois très discrets . Les oeufs de trichures peuvent persister jusqu’à 5 ans dans le sol des zones humides, et supportent le gel jusqu’à -20°C ! Ils peuvent infester les chiens à tout âge, principalement ceux qui vivent en collectivité : meute, chenils, refuges... Les trichures sont résistants à beaucoup de vermifuges classiques. En cas de doute sur l’efficacité de celui que vous utilisez, demandez conseil à votre vétérinaire.     Les vers plats ou cestodes: 1) Les ténias (Dipylidium caninum, Taenia , Echinococcus) :   Le plus souvent, les ténias passent inaperçus. Ils sont découverts grâce à l’émission de segments (ou anneaux) qui renferment des oeufs éliminés dans les selles. Ils ressemblent à des grains de riz de 3 mm à 1 cm de long que l’on retrouvera aux marges de l’anus, collés sur la queue ou directement dans les selles. Le ténia entraîne souvent des démangeaisons de l’anus que le chien essaye de soulager en se traînant le derrière sur le sol : c’est le « signe du traîneau » (ce signe n’est pas spécifique et peut également être lié à un problème de glandes anales). Le chien se contamine principalement en ingérant des puces porteuses de larves de ténia. Pour débarrasser votre chien du ténia, il est donc nécessaire de le traiter en même temps contre les puces.      Intérêt de vermifuger mon chien : Tous ces parasites peuvent entraîner des troubles plus ou moins graves sur la santé de nos compagnons et certains présentent des risques parfois graves pour la santé humaine. Il convient donc de traiter préventivement et systématiquement votre compagnon, car l’on perçoit très rarement les vers dans les selles, même s’ils sont présents dans l’intestin.      Quand vermifuger mon compagnon ? La vermifugation du chiot se fait une fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois, puis tous les 2 mois de 6 mois à 1 an. Pour les chiens adultes, il est conseillé de vermifuger 4 fois par an, le minimum étant de deux fois, de préférence au printemps et à l’automne. Pour les chiens qui vont dans les collectivités (pensions, chenils, expositions, chasse...), la vermifugation peut être effectuée plus souvent.      Quel vermifuge utiliser ? Il faut utiliser des molécules actives sur tous les stades des vers (oeufs, larves, adultes). Ces vermifuges sont des médicaments et sont donc délivrés sur ordonnance. Il en existe de multiples présentations qui seront choisies en fonction de l’âge, de la taille ou de la race de votre chien : comprimés (certains se dissolvent tous seuls dans l’eau), pâte contenue dans une seringue, liquide à mélanger à la nourriture, pipettes contenant un liquide à déposer directement sur la peau.     Conclusion : Même si vous ne voyez rien à l’œil nu dans les selles de vos animaux, si aucun facteur ne semble indiquer la présence de vers, votre compagnon peut-être infecté. Certains de ces vers peuvent engendrer des problèmes pour la santé de votre animal, et pour vos proches. Pensez donc à vermifuger régulièrement. En fonction de l’âge, du mode de vie et du lieu de vie du chien, la fréquence de vermifugation doit être adaptée.   Votre vétérinaire est à votre disposition pour vous proposer le produit le plus adapté à votre chien.    
Syndrome du « chat bouché » : comment limiter les récidives
17/04/2020

Syndrome du « chat bouché » : comment limiter les récidives

Les atteintes du bas appareil urinaire (ABAU) sont de plus en plus fréquentes chez le Chat. Parmi les raisons qui expliquent cette évolution, il semblerait qu’il y ait un lien avec le mode et le lieu de vie du chat : nos félins vivent de plus en plus souvent en appartement, dans un milieu qu’ils ressentent comme anxiogène. Une des complications de cette maladie est la formation d’un bouchon sur les voies urinaires, empêchant le chat d’éliminer ses urines. Il faut alors réagir rapidement, sinon l’issue est fatale. Il existe toutefois des astuces simples pour limiter les risques d’apparition ou de récidive de ces atteintes.     Pourquoi les voies urinaires d’un chat se bouchent-elles ? Le chat est un animal vivant en permanence dans un état de stress : il est à la fois prédateur et proie ! Dans son milieu naturel, il observe en permanence les dangers, le plus souvent perché ou tout au moins hors d’atteinte de ces dangers. Son stress est alors équilibré . Lorsque le chat vit dans un milieu restreint, un appartement par exemple, il ne peut ni identifier les dangers qu’il perçoit, ni parfois même se mettre à l’abri. Ceci génère une situation d’angoisse , qui pourra avoir à terme des conséquences néfastes, comme les ABAU .   En effet, la vessie est une des cibles de l’angoisse chez les chats, provoquant une cystite et la formation de mucus par la paroi vésicale. Ce mucus s’engageant dans les voies urinaires est susceptible de les obstruer . Même sans atteindre le stade de l’obstruction, ces atteintes restent très douloureuses et conduisent à des troubles du comportement qui doivent attirer votre attention : le chat est prostré, mange moins et devient « sale ». Il urine dans des endroits inhabituels, parfois juste à côté de sa litière. Dans ce cas, il est urgent d’aller consulter votre vétérinaire.     Limiter l’anxiété, c’est fondamental ! En effet, c’est la cause initiale des ABAU, autrement appelées cystites idiopathiques (ou plus rarement cystites de stress). On veillera donc à aménager dans le lieu de vie du chat, des aires de repos en hauteur où il pourra observer et se réfugier. Si plusieurs chats cohabitent, il faudra veiller à « enrichir » le milieu de vie en multipliant les points d’alimentation, de boisson, les litières, les couchages, afin que chaque chat puisse en disposer quand il le souhaite. Un chat q ui ne peut accéder à son alimentation à cause d’un congénère angoissera davantage, avec comme conséquences ces deux risques : - La prise de poids puisqu’il va surconsommer dès qu’il pourra avoir accès à sa nourriture, - Plus grand risque d’être sujet à une ABAU.  Votre vétérinaire dispose également de solutions, phéromones ou compléments alimentaires, qui donnent d’excellents résultats pour limiter l’angoisse de votre chat.     Augmenter la consommation d’eau Ceci permet de « rincer » la vessie , et de limiter l’action irritante des urines sur la paroi par le biais d’une plus grande dilution. On constate en effet que si les urines sont plus diluées, les ABAU sont moins fréquentes. Les chats n’étant pas de grands buveurs, il faudra donc stimuler la prise de boisson. Multiplier les points d’eau est pour cela nécessaire. Les sources d’eaux devront également être variées : eau du robinet, eau de source, fontaines à eau...     Agir par l’alimentation Dans certains cas, les bouchons se chargent en cristaux . Ceci est le plus souvent lié à une alimentation inadaptée . Votre vétérinaire peut vous proposer des aliments formulés spécialement pour limiter les ABAU. Les présentations humides (barquettes ou sachets) ont montré une meilleure action, puisqu’elles contribuent à l’apport en eau. On pourra aussi fabriquer des glaçons à base de jus de viande bouillie qui en fondant dans l’eau la parfumeront et stimuleront la consommation. Vous pourrez aussi humidifier les croquettes de votre chat : certains l’acceptent facilement. Il faudra également veiller au diamètre des récipients : certains chats ont du mal à boire si le diamètre est trop étroit !      Limiter les pertes d’eaux respiratoires Les chats ont plus souvent tendance à présenter des bouchons au début de l’été et à l’entrée de l’hiver. Ceci s’explique, notamment, par une augmentation des pertes en eau par la respiration, à ces périodes ou l’air est plus sec (chaleur estivale ou assèchement par les radiateurs). Ces pertes hydriques engendrent une plus grande concentration des urines et la réduction de leur volume Il faut donc être particulièrement vigilant à ces périodes de l’année, et penser à compenser cette perte hydrique . Pour cela, on pourra stimuler la prise de boisson, avoir recours à des aliments humides, et disposer des humidificateurs près des radiateurs pour augmenter l’hygrométrie (idéalement vers 60%).    Si votre chat a déjà présenté un épisode de bouchon, votre vétérinaire pourra, par exemple, vous proposer de mesurer plus régulièrement la densité des urines de votre compagnon, afin de « piloter » la consommation d’eau. Il existe des litières spéciales qui permettent cet examen sans avoir à apporter votre chat à la clinique.     Conclusion N’hésitez pas à aborder avec l’équipe vétérinaire les solutions qui permettent de limiter l’anxiété de votre compagnon, et de favoriser la bonne santé de ses voies urinaires. Des mesures souvent simples et peu contraignantes existent pour contribuer à limiter fortement les risques.
L'alimentation des rongeurs
10/04/2020

L'alimentation des rongeurs

La santé passe par une bonne alimentation, cela est aussi vrai pour nos amis rongeurs et lapins ! Voici donc quelques conseils alimentaires pour votre lapin, cobaye, souris….      Un aliment sous forme d’extrudés Il existe aujourd’hui des aliments équilibrés pour chaque espèce de rongeur. Il est préférable de choisir un aliment complet sous forme d’extrudés car ils contiennent tous les nutriments, vitamines et minéraux nécessaires pour maintenir votre compagnon en bonne santé sans que ce dernier risque de trier, contrairement aux mélanges de graines.   De plus, ils sont faciles à donner en bonne quantité, se conservent bien et permettent d’user les dents de votre compagnon qui poussent en permanence.  N'hésitez pas à nous demander conseil, nous pourrons vous orienter dans le choix de l’aliment le plus adapté pour votre petit animal.     Un foin de bonne qualité Il est primordial pour l’apport de fibres dans l’alimentation de votre rongeur ou lapin. Le foin permet donc d’ améliorer la digestion et le transit, point sensible des rongeurs.  Il permet aussi une usure régulière des dents de votre compagnon. Pour qu’il apporte tous ses bénéfices à votre animal, son foin doit être de bonne qualité : frais, vert et dégageant une bonne odeur. Vous devez le placer dans un râtelier afin qu’il reste propre et le changer régulièrement.   Plus : si le foin est poussiéreux à la fin du sac, humidifiez-le légèrement avant de le donner à votre rongeur ou lapin.     Des aliments frais Pour que l’alimentation de votre cher compagnon soit complète, il est important de lui fournir aussi des aliments frais : légumes, fruits et herbes. Quelques précautions sont alors à prendre : il faut introduire chaque aliment de manière progressive afin d’éviter tout problème digestif et ne les distribuer que propres et secs. Privilégiez les légumes car les fruits sont plus sucrés.       L’eau  Elle est, bien sûr, indispensable . Il faut donc fournir à votre animal de l’ eau fraîche et propre . Elle est souvent distribuée dans un biberon adapté afin d’éviter qu’elle ne soit souillée ou renversée. 
La reproduction chez les chiens
03/04/2020

La reproduction chez les chiens

Une vielle croyance imagine qu’il est bon pour l’équilibre d’une chienne qu’elle ait une portée. Même s’il n’en est rien, vous pouvez souhaiter que votre chienne fasse des petits. Vous devez alors connaitre et maitriser certains points pour que ceci se passe dans les meilleures conditions et profiter ensuite des joies de la naissance de petits chiots.     Les chaleurs chez la chienne. Comment savoir si une chienne est en chaleur ? Quelle est la période favorable ? Si certaines chiennes de petit format ont habituellement leurs premières chaleurs vers six mois , voire dès quatre mois, le premier cycle est souvent plus tardif chez les grandes races, pouvant n’apparaitre qu’à l’âge de deux ans. Ces chaleurs réapparaissent régulièrement, et là encore si elles se reproduisent deux fois par an en général, on peut observer des intervalles allant de 4 mois (petites races) jusqu’à un an ou plus (races géantes). La durée des chaleurs varie elle aussi (de 5 à 15 jours) et se caractérise par des modifications visibles : la vulve gonfle, puis des saignements apparaissent. On appelle cette période le pro-œstrus . La chienne est alors attrayante pour les mâles puisqu’elle libère des phéromones dans ses urines, mais elle n’est pas particulièrement réceptive et n’est pas féconde. Même si des chiennes en croissance sont déjà nubiles, il n’est pas conseillé de faire reproduire une chienne dont la croissance n’est pas achevée, c’est-à-dire dès les premières chaleurs. La période favorable pour la saillie, appelée œstrus, est celle de l’ovulation. Elle débute en général une douzaine de jours après le début des chaleurs, et vous constaterez à ce moment une diminution des pertes vulvaires. Si les signes sont ténus, vous pouvez, avec votre vétérinaire évaluer le moment le plus favorable.   Trois méthodes peuvent être utilisées : 1. le frottis vaginal , en recherchant des modifications cellulaires au microscope après coloration, 2. la mesure du taux sanguin de progestérone qui accompagne de façon précise la « ponte ovulaire ». La saillie doit être réalisée dans les 48 heures. 3. Le dosage de la LH (hormone lutéinisante) est également possible (éventuellement en complément des autres tests).   Ces tests sont très sensibles, mais doivent être anticipés.   N’hésitez donc pas à en parler à votre vétérinaire si vous souhaitez les mettre en œuvre pour votre chienne.     L’accouplement, comment assurer sa réussite ? Ce sont souvent les mâles qui sont les plus stressés par l’accouplement. C’est pour cette raison qu’il est préférable de mener la chienne chez le chien plutôt que le contraire et de prévoir plusieurs accouplements sur deux jours.   L’accouplement débute par une brève phase de cour accompagnée de flairage qui contribue à l’excitation des deux chiens. L’érection apparait, renforcée chez le chien par l’existence d’un os pénien, et l’intromission est alors possible. Celle-ci peut durer plus d’une vingtaine de minute, et se caractérise par une phase de « verrouillage » durant laquelle les bulbes érectiles du chien sont maintenus captifs par les mouvements de striction musculaire de la chienne. Ce verrouillage n’est pas obligatoire pour qu’il y ait fécondation. Durant cette phase cruciale, il est préférable que vous laissiez les deux chiens se débrouiller seuls, en les observant toutefois à distance pour vérifier l’acceptation du chien par la chienne.   La saillie se termine en général par une phase d’accroche, durant laquelle le chien et la chienne sont liés en se tournant le dos. Cette phase dure 5 à 10  minutes, et il est impératif d’attendre qu’elle se termine sans séparer les chiens.   Si votre chienne refuse la saillie, vous pouvez avoir recours à l’insémination artificielle. Celle-ci est pratiquée par certain vétérinaire spécialistes. Votre vétérinaire pourra vous conseiller à ce sujet si vous le souhaitez.     La gestation : Comment savoir si ma chienne est gestante, et que faire pour l’accompagner ? La gestation dure de 62 à 67 jours, mais vous pourrez constater une durée de 70 jours à partir de la saillie, qui n’est pas forcément le jour de la fécondation. Il n’existe malheureusement pas de test très précoce de gestation chez la chienne. C’est seulement à partir de 18 jours que l’échographie permet de déceler des vésicules embryonnaires.   La radiographie n’est sensible, mais intéressante qu’à partir de 45 jours : elle permet de compter le nombre de fœtus .   Il est également possible de mesurer la présence dans le sang d’une hormone, la relaxine, qui permet un diagnostic fiable de gestation entre le 22e et le 28e jour.   Pensez à déclarer la saillie (certificat de saillie) auprès de la Société Centrale Canine si les deux parents sont inscrits au Livre des Origines (LOF). Cette déclaration doit être envoyée dans les quatre semaines qui suivent la saillie : il vous faut donc contacter votre vétérinaire pour ces tests au bon moment, d’autant qu’ils doivent parfois être répétés (dosage de la relaxine en particulier).   La gestation ne pose la plupart du temps aucun problème. Pensez cependant à éviter qu’un autre mâle ne vienne couvrir votre chienne après la saillie souhaitée!   Dans les premières semaines, il n’est pas nécessaire de modifier l’alimentation. C’est seulement à 6 semaines que les besoins sont notablement modifiés. Donnez une alimentation adaptée : les aliments pour chiots sont bien formulés pour la fin de la gestation, votre équipe soignante vétérinaire peut vous conseiller pour choisir la meilleure alimentation pour votre chienne : évitez en particulier de supplémenter sans avis.    Les besoins en énergie augmentent environ de 10% par semaine, alors que l’utérus prend de plus en plus de place dans l’abdomen. Pour cette raison, fractionnez les repas, mais pour autant continuez à surveiller la quantité donnée : une prise de poids trop importante pourrait créer des problèmes lors de la mise-bas.     Préparer et accompagner la mise-bas Si c’est la première fois que votre chienne attend des chiots, il est indispensable de faire pratiquer un examen gynécologique par votre vétérinaire, à la huitième semaine, pour s’assurer qu’aucune anomalie ne viendra perturber l’expulsion des chiots. Durant les semaines qui précèdent, vous constaterez que votre chienne modifie son comportement. Elle recherche un endroit tranquille, récupère un certain nombre d’objets, cherche votre compagnie, et fait son « nid ». Vous pouvez l’aider à préparer un endroit calme pour la naissance. Dans les jours qui précèdent, bien que ce soit inconstant, on note une diminution de l’appétit, une augmentation des modifications comportementales, et le développement des mamelles. La vulve gonfle et se relâche (3 jours avant), puis la température de la chienne diminue d’un degré dans les 24 heures qui précèdent la naissance.   Il n’est pas nécessaire d’intervenir lors de la mise-bas, sauf si la visite prénatale a décelé une anomalie. La chienne devient très nerveuse, ce qui accompagne les contractions utérines. On note alors une perte d’appétit, et parfois des vomissements. Cette phase peut durer 6 à 12 heures, voire 36 heures pour la première gestation. En cas de doute n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire.   L’engagement du premier chiot s’accompagne de contractions visibles au niveau de l’abdomen. La perte des eaux a lieu, et le premier chiot apparait normalement moins de 3 heures après, suivi le plus souvent dans le quart d’heure des annexes fœtales. Les chiots peuvent se présenter par l’avant ou par l’arrière : il faut alors parfois aider la chienne si l’expulsion dure trop longtemps (en accompagnant les contractions par une traction légère). Les autres chiots vont ensuite se succéder, avec un intervalle maximum de 2 heures entre deux naissances, habituellement entre quelques minutes et une demi-heure.   Chez les chiennes en surpoids, âgées, dans les races brachycéphales ou miniatures, une attention particulière est recommandée.      Et après ? Veillez à ce que chaque chiot soit rapidement débarrassé des débris des enveloppes et liquides fœtaux et qu’il respire correctement. La mère s’en occupe seule normalement et lèche son petit, elle coupe le cordon ombilical à cette occasion. Si ce n’est pas le cas, utiliser un morceau de ficelle propre et nouez-la à environ 1,5 cm. Avant de couper le cordon. Surveillez également que le petit ait accès rapidement à la mamelle pour téter et récupérer le premier lait : ce colostrum contient en effet des anticorps très important pour assurer son immunité dans les premières semaines. Il ne vous reste plus qu’à surveiller la prise de poids des chiots et à montrer votre portée à votre vétérinaire dans les 48 heures pour s’assurer de la viabilité de chacun, de la santé de la mère, de la quantité et de la qualité du lait etc.   L’ovulation apparait environ 48 après l’augmentation de la LH. La période favorable a lieu deux jours après, et dure de deux à trois jours.
La perte de poils
27/03/2020

La perte de poils

De nos jours, les animaux vivent beaucoup à l’intérieur et cela perturbe leurs mues mais si votre chien ou votre chat perd beaucoup ses poils, est-ce vraiment dû à la mue ?     Pourquoi mon animal perd ses poils ? Dans un premier temps, on pense à la mue. Si celles-ci ont lieu généralement aux changements de saison , e lles peuvent durer très longtemps chez nos animaux qui vivent en appartement et subissent donc moins les variations de température. Ensuite, on pourra modifier l’ alimentation de votre animal. En effet, l a beauté de son pelage passe par une bonne alimentation. Pour cela, préférez des croquettes de qualité plutôt que le bas de gamme que l’on trouve en supermarché . N’hésitez pas à nous demander conseil, nous pourrons vous aider à choisir des croquettes adaptées à votre animal et donc à avoir moins de poils morts dans votre intérieur.     A savoir : N’oubliez pas de brosser régulièrement votre chien ou votre chat. Cela permettra d’éliminer les poils morts directement sur lui avant qu’ils ne tombent par terre chez vous. Enfin, si votre animal perd encore beaucoup ses poils, nous rechercherons une cause plus complexe : problème hormonal, allergie… Des examens complémentaires seront alors indispensables pour déterminer la cause exacte de cette perte de poils. Une fois le diagnostic établi, un traitement adapté sera mis en place. Attention ! Si vous voyez apparaître des zones sans poils sur votre chien ou votre chat, une consultation s’impose car il ne peut s’agir d’une mue importante.      Comment entretenir le pelage de mon animal ? Nous l’avons déjà vu : il faut absolument brosser votre animal  ! Certains ont besoin d’un brossage journalier mais, pour la plupart, un soin hebdomadaire suffit . Une chose est sûre ; plus vous brosserez votre animal, moins vous retrouverez de poils morts sur votre sol. Il existe même des étrilles révolutionnaires. Nous pouvons vous aider à choisir les meilleurs accessoires de toilettage selon le pelage de votre animal. Ensuite, un bain par mois pour les chiens permet d’entretenir le pelage. Pour les chats, cela est plus difficile mais les chatons habitués tôt acceptent les bains. Sinon, il existe (aussi bien pour chiens et pour chats) des shampooings sans rinçage qui permettent de laver son animal entre les bains si nécessaire. En effet, des bains trop fréquents peuvent, au contraire, abimer la peau et provoquer des troubles dermatologiques.   Attention ! N’utilisez jamais votre shampooing pour laver votre animal, ni même un shampooing pour bébés car sa peau a un pH très différent du pH de notre propre peau et les dommages peuvent être graves à long terme. Tous les propriétaires d’animaux rêvent d’un chien ou d’un chat au pelage impeccable et surtout du moins de poils possible dans la maison… Pour cela, un entretien régulier et une alimentation de qualité sont indispensables.   Si cela ne suffit pas, une visite chez le vétérinaire s’impose !
Vrai/Faux sur les parasites externes
20/03/2020

Vrai/Faux sur les parasites externes

Un grand fléau… Les parasites externes et notamment, les tiques et les puces, sont redoutées par tous les propriétaires de chiens et de chats. Nous vous proposons un petit jeu Vrai/Faux pour tout savoir sur ces petites bêtes et, surtout, pour les éviter!     Faut-il traiter préventivement mon animal ? Vrai   Une fois que les puces sont installées sur votre animal, il est difficile de s’en débarrasser… En effet, elles pondent des œufs dans les parquets, moquettes, tapis ou dans le panier de votre chien ou de votre chat. Même en traitant votre compagnon, il se réinfeste régulièrement en fonction du cycle de développement des puces. En ce qui concerne les tiques, elles peuvent transmettre des maladies graves (piroplasmose et maladie de Lyme notamment) et il est donc préférable de prévenir toute morsure… Un traitement préventif est donc indispensable !     Le traitement antiparasitaire doit-il être commencé au printemps ? Vrai et Faux   Il est, en effet, indispensable de commencer à traiter votre animal au printemps mais nous conseillons d’appliquer un antiparasitaire tout au long de l’année. En effet, les puces peuvent devenir nombreuses lorsque le chauffage est mis en marche : les œufs et larves présents dans l’environnement (c’est-à-dire votre habitation) reprennent leur développement ! De même, les tiques surprennent parfois par leur précocité au printemps dès qu’il y a un redoux…     Les shampoings antiparasitaires sont ils efficaces ? Faux   Il est difficile de trouver une bonne efficacité avec les shampooings antiparasitaires. Nous conseillons donc plutôt les pipettes, voire les sprays. N’hésitez pas à nous demander conseil, nous pourrons vous recommander un produit adapté à votre animal quelle que soit son espèce, son âge, son poids…      Chien et chat peuvent-ils être allergiques aux piqûres de puces ? Vrai   Dans ce cas, une seule piqûre de puce peut provoquer une réaction d’hypersensibilité très importante. L’animal se gratte de façon frénétique et peut alors souffrir d’une perte de poils notamment au niveau de la région lombaire. Cette zone peut présenter des croûtes et même s’infecter suite aux grattages incessants. Pour tous ces animaux, la prévention est indispensable car une fois qu’une crise a commencé, une consultation vétérinaire est indispensable pour la stopper et éviter les complications.     Mon animal n’a pas de puces, ni de tiques, je peux le traiter tous les deux mois ? Faux   Traiter tous les deux mois (voire moins fréquemment) ne sert à rien. La plupart des antiparasitaires ont une rémanence d’un mois et il faut donc les appliquer tous les mois pour une efficacité maximale.  Il existe un grand nombre d’antiparasitaires sur le marché des médicaments vétérinaires.   Toute l’équipe de la clinique peut vous aider à trouver celui qui sera le plus adapté à votre compagnon. Nous vous conseillerons avec plaisir !
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