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L'arthrose chez le chat
25/11/2022

L'arthrose chez le chat

On ne le sait pas toujours, mais les chats peuvent aussi souffrir d’arthrose…   Comment le savoir ? Chez le chien, l’arthrose est souvent évidente : le chien boîte. Au contraire, chez le chat, déceler une arthrose est plus difficile, car la boiterie est rare. Vous pouvez néanmoins noter quelques changements : votre chat passe plus de temps à dormir, il ne saute plus sur son fauteuil préféré, il court moins après les souris … Il peut même devenir plus irritable, voire agressif à cause de la douleur.  Certains chats deviennent malpropres, car ils n’arrivent plus à rentrer dans leur maison de toilette, d’autres développent même une anxiété ! Pour le confirmer, une consultation s’impose. Des radiographies pourront alors être effectuées. À savoir : l’arthrose est plus fréquente chez les chats âgés, mais elle peut apparaître chez les plus jeunes, notamment après un accident, un problème locomoteur…   Mais qu’est-ce que l’arthrose ? Tous les os sont recouverts, au niveau des articulations, de cartilage. Lors d’arthrose, le cartilage est progressivement détruit et ne remplit donc plus son rôle d’amortisseur. Les mouvements deviennent alors douloureux et l’animal évite de faire trop de mouvements. On observe parallèlement une atrophie des muscles moins sollicités.  Un dépôt d’os anormal et un épaississement de la capsule articulaire peuvent aussi apparaître.   Quel traitement ? Une fois le diagnostic établi, des anti-inflammatoires seront alors prescrits en cures plus ou moins longues et plus ou moins fréquentes. Il est aussi possible d’administrer des protecteurs du cartilage pour limiter sa dégradation. Dans certains cas, on propose également des injections d’acides gras pour les chats arthrosiques.   Il existe des croquettes spécialement étudiées pour améliorer la mobilité des chats souffrant d’arthrose.  D’ailleurs, il est important qu’un chat ne présente pas d’embonpoint pour ne pas aggraver son arthrose !   Quel pronostic ? Il faut savoir qu’on ne guérit jamais un animal arthrosique, mais il est possible de le soulager grâce au traitement. Sachez que 61% des chats sont très soulagés par les anti-inflammatoires, 14% soulagés et seulement 25% peu soulagés.  En conclusion, nous vous conseillons de bien surveiller tout changement de comportement chez votre chat et de ne pas oublier le traditionnel bilan de santé annuel dès 8 ans !
Le picage des oiseaux
18/11/2022

Le picage des oiseaux

C’est généralement le pire cauchemar de tous les propriétaires d’oiseaux : le picage ! Mais de quoi s’agit-il ? Pourquoi ce comportement est-il si fréquent ? Et comment en venir à bout ? Vous n’avez plus qu’à lire la suite pour en savoir plus !!   Le picage chez les oiseaux, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un comportement qui consiste à s’arracher les plumes de manière compulsive.  A savoir ! Il arrive fréquemment aux oiseaux de s’arracher des plumes en période de mue, pour favoriser la pousse de la plume suivante. Cela est parfaitement normal et différent du picage. Lors de picage, l’oiseau peut arracher ses propres plumes ou celles de ses congénères. Il suce alors la hampe de la plume. Il peut arriver que l’oiseau suce les plumes sans les arracher. cette mauvaise habitude. On comprend facilement qu’il est très difficile pour tout propriétaire d’oiseau de voir son animal se « mutiler » ainsi et devenir nu. De plus, une fois qu’un oiseau présente ainsi un tel comportement, cela devient comme une manie et il est très difficile de stopper.   Le picage chez les oiseaux, quelles causes ? Les causes peuvent être nombreuses. On parle tout d’abord de stress. Celui-ci est lié à l’ennui ou de mauvaises conditions de vie, un changement soudain dans la vie de l’oiseau. Il faut alors rechercher l’origine de ce stress : l ’introduction d’un nouvel oiseau, l’absence de congénère du sexe opposé, la surpopulation de la volière, une cage trop exiguë…  Revenez aux fondamentaux, aux besoins spécifiques de l’espèce à laquelle appartient votre oiseau. N’oublions pas non plus les conditions de vie et d’hygiène de base : nettoyage de la cage/volière, bains fréquents, tranquillité, lieu de vie adapté… Ensuite, on peut aussi évoquer les causes médicales ou alimentaires. En effet, une carence alimentaire peut être à l’origine du picage ainsi que des parasites externes, des démangeaisons, des déséquilibres hormonaux…   Ensuite, une fois que l’habitude d’arracher les plumes est prise, il est difficile d’éliminer ce comportement.   Le picage chez les oiseaux, quelles solutions ? Il est important de déterminer la cause exacte de ce comportement chez votre oiseau, mais de manière générale, voici quelques solutions à mettre en place.  Offrez à votre oiseau des conditions de vie adéquates et respectez ses besoins :  - ne placez pas sa cage dans un lieu de passage pour garantir sa tranquillité, mais enrichissez son lieu de vie grâce à des jouets, des perchoirs… dans une volière spacieuse,  - selon son espèce, permettez-lui d’avoir un congénère, voire même de pouvoir se reproduire, - donnez-lui une alimentation saine et équilibrée ainsi que des bouts de bois ou brindilles à décortiquer, - placez une baignoire dans sa cage, les bains sont indispensables, - respectez ses besoins de lumière dans la journée. On parle de cycle nycthéméral : nombre d’heures de jour et de nuit selon la saison et l’espèce de votre oiseau. Vous l’aurez compris, il est très difficile de limiter toute mauvaise habitude chez un oiseau, mais le picage n’est pas une fatalité et il est possible de l’éliminer grâce à certaines mesures. Vous pourrez alors admirer votre magnifique oiseau !
Le chien et le froid
04/11/2022

Le chien et le froid

L'organisme du chien est bien plus résistant au froid que celui des humains. Cependant, il faut savoir qu'un chien peut prendre un "coup de froid" et tomber assez sérieusement malade. Il peut même mourir de froid s'il ne peut pas se mettre à l'abri en cas de très grosse chute de température.   Une résistance au froid variable Les chiens sont pour la plupart d'entre eux des animaux assez rustiques. En revanche, certaines races résistent mal au froid. Et, si votre chien est habitué à vivre à l'intérieur toute l'année, il sera beaucoup plus sensible au froid en hiver et vous devrez prendre plus de précautions le jour où vous l'emmènerez à la neige. Il faudra peut-être dans ce cas prévoir un manteau de protection, un traitement des coussinets plantaires et limiter la durée des sorties. Si votre chien vit toute l'année dehors, il peut y rester l'hiver mais il devra tout de même avoir un abri isolé du sol par des pieds et placé à l'abri des intempéries (en particulier des vents dominants). N’hésitez pas à garnir l'intérieur avec des couvertures ou de la paille afin de l'aider à lutter contre la déperdition de chaleur.   La résistance au froid dépend : - De la race de votre chien  Les races à poils longs et denses ou certaines races originaires de pays froids comme le Chow-Chow, le Husky, le Léonberg ou le Terre-Neuve supportent généralement bien le froid. Certaines races à poils très ras et de morphologie très fine résistent plus difficilement au froid (Lévriers, yorkshire...) - De l'âge du chien  Les chiots et les chiens très âgés sont moins aptes à lutter contre le froid que les chiens adultes. - Du mode de vie du chien  Un chien qui vit dans une maison avec un jardin et qui sort souvent ou passe plusieurs heures par jour dehors, supportera mieux le froid qu'un chien qui vit en appartement.  Les chiens vivant en ville dans des appartements très chauffés ou les chiens récemment toilettés seront plus sensibles aux basses températures. - De l'état d'embonpoint du chien Un chien maigre ayant donc peu de réserves est plus sensible au froid qu'un chien de poids normal. Par contre, il faut savoir que les chiens obèses ne sont pas plus résistants au froid que les chiens de poids normal. Ils sont même souvent très frileux. - De l'épaisseur de la fourrure Les races nordiques ont un sous-poil plus dense que les races de climat tempéré.  Les races à poil long ont une meilleure protection que les races à poil ras. Nous vous conseillons de ne pas faire tondre votre chien juste avant l'hiver et de demander au toiletteur de ne pas trop enlever le sous-poil. - Du type de froid  Il faut savoir que le froid sec est plus facile à supporter que le froid humide.  Par ailleurs, si un vent froid souffle, la déperdition de chaleur est plus importante et vous devez écourter la promenade avec votre chien.   L'alimentation du chien en hiver  Pour des chiens des villes, vivant la plupart du temps à l'intérieur avec nous, il n'est pas recommandé d'augmenter la ration alimentaire pendant les mois d'hiver. Ils ne feraient que prendre de l'embonpoint !! En revanche, le chien qui passe quasiment tout son temps dehors, le chien d'utilité et le chien faisant beaucoup d'exercice nécessitent une alimentation adaptée.   Il faut lui apporter plus d'énergie à "brûler" pendant la période hivernale, car son organisme doit lutter contre le froid. Vous devez augmenter sa ration de 10 à 20 % en fonction des conditions climatiques. Pour les chiens très actifs, il serait même recommandé de passer à un aliment "performance" si ce n'est pas déjà ce qu'il mange.   Un chien qui vit à l'extérieur "toute l'année"  Si vous souhaitez laisser votre chien dehors tout l'hiver, il est indispensable qu'il ait déjà l'habitude de vivre à l'extérieur. On ne met pas un chien à vivre dehors parce qu’il se met à sentir plus fort à cause de la pluie ou du froid pendant la période hivernale. Un chien peut très bien vivre toute l'année dehors, mais cela doit vraiment être "toute l'année" de façon à ce qu'il bénéficie des transitions de l'automne et du printemps qui lui permettent de s'adapter et de changer de poil. En effet, les chiens vivant à l'extérieur en permanence ont un poil plus fourni en hiver et une meilleure résistance au froid que ceux qui vivent à l'intérieur.   Conclusion Un chien est globalement assez résistant et il préfère souvent un temps froid à trop de chaleur. Si votre chien passe beaucoup de temps dehors, il est important d'augmenter sa ration alimentaire. Et, quoi qu'il en soit, il faut être vigilant, lui assurer un minimum d'abri et ne pas surestimer sa résistance au froid.
L'anxiété chez nos animaux
28/10/2022

L'anxiété chez nos animaux

Un animal anxieux est un animal sensible qui peut manquer d’entrain, être malpropre et parfois même agressif. Alors à quoi peut être due cette anxiété et comment réagir ? Voici quelques indications indispensables.   L’anxiété chez le chien La principale anxiété chez le chien est due au fait de rester seul. On parle d’anxiété de séparation. Le chien présente alors des comportements gênants uniquement en l’absence de ses propriétaires : malpropreté, destructions et aboiements/pleurs. Cette anxiété est liée à un hyperattachement de l’animal à son propriétaire. Le chien ne parvient pas à s’apaiser quand il est seul, il a besoin de contact. Certaines mesures, à adopter rapidement dès l’adoption,  permettent de limiter cet hyperattachement :  •ne pas instaurer de rituel de départ le matin et ignorer le chien au moment de partir au travail,  •en rentrant le soir, laisser le chien se calmer dans son panier avant de s’occuper de lui,  •de manière générale, ne pas répondre à toutes ses sollicitations quand il cherche des caresses, des câlins… •lui offrir un panier confortable, installé dans un coin tranquille de la pièce à vivre, dans lequel il dormira la nuit.   L’anxiété du chien peut aussi avoir d’autres origines notamment un flou hiérarchique : le chien ne sait pas quelle est sa place à la maison ; ou encore un syndrome de privation : l’animal n’a connu qu’une vie tranquille et arrive dans une maison très stimulante dans laquelle il a peur de tout !   Dans tous les cas, il est important d’évoquer un comportement difficile de votre chien lors de la consultation vétérinaire. En effet, des solutions existent ! De plus, plus ces troubles du comportement sont pris en charge rapidement, meilleurs seront les résultats obtenus.     L’anxiété chez le chat Il existe plusieurs causes d’anxiété chez le chat. Elle est souvent liée à son territoire, repère primordial chez le chat qui est un animal territorial.  Cette anxiété peut donc apparaître suite à un déménagement ou des travaux d’intérieur. Le chat ne trouve plus ses repères qu’il a mis en place par dépôt de phéromones en se frottant sur les objets de son territoire. Il peut alors chercher à remarquer son territoire, mais par des jets d’urine. Un comportement particulièrement désagréable ! L’anxiété du chat est aussi souvent liée à une cohabitation avec d’autres animaux, surtout entre chats. Plus le territoire est petit, plus la cohabitation est difficile. Cette anxiété peut se traduire en agressivité envers les autres animaux.  Une des autres causes principales d’anxiété chez le chat est liée à la restriction de son territoire, par exemple, lorsqu’un chat d’extérieur se retrouve confiné dans un appartement. Là encore, le chat perd une partie de son territoire, ce qui est très perturbant. Il peut alors présenter une malpropreté et/ou du marquage urinaire. A savoir : le chat est un animal qui aime grignoter. Il peut faire jusqu’à 20 repas par jour. La distribution d’un seul repas quotidien est très anxiogène et le chat mange donc rapidement par peur de manquer. L’idéal est donc de distribuer un grand nombre de petits repas dans la journée… et dans la nuit ! Il existe des distributeurs de nourriture très pratiques. Pour limiter l’anxiété chez un chat, il existe des produits efficaces qui agissent en prévention, avant un déménagement notamment et quelques petites astuces pour améliorer la cohabitation. Il est, par exemple, important d’enrichir le territoire du chat avec de nombreux jouets ou des cachettes, car le chat est un animal qui reste joueur tout au long de sa vie !    L’anxiété chez les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) L’anxiété chez les lapins, cobayes, chinchillas, furets... est principalement liée à leur mode de vie. En effet, il faut respecter le fait qu’un rongeur peut être nocturne et que le déranger pendant la journée est source d’anxiété.  De plus, certains NAC n’ont pas assez d’espace pour s’épanouir ou s’ennuient. Là encore, l’enrichissement du territoire, les jouets, les sorties en liberté dans la maison (sous surveillance, bien sûr !) sont indispensables au bien-être de l’animal. Un animal anxieux peut présenter des troubles du comportement durant de longs mois, voire des années. En parler permet de trouver la cause et les solutions associées. Nous vous invitons donc vivement à discuter avec toute l’équipe de la clinique de toute apparition de troubles du comportement chez votre animal ! 
La vaccination en question
21/10/2022

La vaccination en question

Nous souhaitons tous le meilleur pour notre animal. La première protection contre certaines maladies est la vaccination. Voici nos réponses aux questions les plus fréquentes sur la vaccination de nos animaux de compagnie. Et n’oublions pas, il vaut mieux prévenir que guérir…   Les jeunes animaux sont-ils protégés par l’immunité de leur mère ? Tout dépend... Il faut, dans un premier temps, que la mère possède, elle-même, assez d’anticorps pour se protéger des maladies correspondantes pendant la gestation ou à défaut, pendant le début de la lactation. En effet, la transmission de ces anticorps aux jeunes se fait essentiellement par le colostrum et beaucoup moins pendant la gestation, via le placenta. Ensuite, ce taux d’anticorps dans le lait maternel diminue rapidement jusqu’à 35-40 jours après la mise bas. La protection par ces anticorps dépend aussi de la précocité de la première tétée et du nombre de petits dans la portée. Nous comprenons alors facilement qu’il faut toujours rester vigilant face à des nouveau-nés très fragiles.   Les vaccins sont-ils obligatoires ? Non, sauf dans certaines conditions : voyage à l’étranger ou dans certaines pensions animales, mais ils sont fortement conseillés. Ils permettent de prévenir de maladies très graves. Les vaccins sont-ils efficaces à 100% ? Non. Les laboratoires vétérinaires peuvent proposer des vaccins différents dans lesquels l’agent pathogène peut être vivant, mais atténué ou tué. La réponse de l’organisme est alors différente. La protection n’est jamais à 100%, mais elle reste efficace : elle permet d’améliorer la réponse immunitaire et de limiter les symptômes et la gravité d’une maladie.    Faut-il continuer à vacciner les vieux animaux ?  Absolument ! La réponse immunitaire des animaux les plus affaiblis diminue. C’est le cas des animaux âgés qui se défendent moins bien contre les maladies. Il faut donc les aider à lutter grâce à la vaccination.    Faut-il vacciner les chats qui ne sortent pas ? Il est conseillé de vacciner les chats même s’ils restent à l’intérieur ! Certains agents pathogènes sont très résistants et peuvent être transportés par vos chaussures, vêtements… à l’intérieur de votre habitation. Votre chat peut ainsi être contaminé. Toutefois, des maladies telles que la rage ou la leucose féline ne sont transmises que par contact direct entre deux animaux. Pour ces deux maladies, la vaccination des chats d’appartement n’est donc pas indispensable. N’hésitez pas à nous rappeler le mode de vie de votre chat lors de votre prochaine visite vaccinale !   Et les lapins ? Les furets ?  Il existe des vaccins aussi pour eux : contre la maladie hémorragique et la myxomatose pour le lapin et contre la maladie de carré et la rage pour le furet.    La consultation vaccinale reste un moment privilégié pour vérifier l’état de santé de votre animal, évoquer son poids, son alimentation et toutes les questions que vous vous posez au sujet de son comportement et de sa vie au quotidien.
Quiz : L'accouplement, la gestation et la mise bas des animaux
14/10/2022

Quiz : L'accouplement, la gestation et la mise bas des animaux

L'accouplement, la gestation et la mise bas peuvent être totalement différents d'un animal à un autre. Découvrez ce nouveau quiz qui vous éclairera sur le sujet ! Chargement…
La perte de poils
07/10/2022

La perte de poils

De nos jours, les animaux vivent beaucoup à l’intérieur et cela perturbe leurs mues, mais si votre chien ou votre chat perd beaucoup ses poils, est-ce vraiment dû à la mue ?     Pourquoi mon animal perd ses poils ?   Dans un premier temps, on pense à la mue. Si celles-ci ont lieu généralement aux changements de saison, elles peuvent durer très longtemps chez nos animaux qui vivent en appartement et subissent donc moins les variations de température. Ensuite, on pourra modifier l’alimentation de votre animal. En effet, la beauté de son pelage passe par une bonne alimentation. Pour cela, préférez des croquettes de qualité plutôt que le bas de gamme que l’on trouve en supermarché.   À savoir   N’oubliez pas de brosser régulièrement votre chien ou votre chat. Cela permettra d’éliminer les poils morts directement sur lui avant qu’ils ne tombent par terre chez vous.   Enfin, si votre animal perd encore beaucoup ses poils, nous rechercherons une cause plus complexe : problème hormonal, allergie… Des examens complémentaires seront alors indispensables pour déterminer la cause exacte de cette perte de poils. Une fois le diagnostic établi, un traitement adapté sera mis en place.   Attention !  Si vous voyez apparaître des zones sans poils sur votre chien ou votre chat, une consultation s’impose, car il ne peut s’agir d’une mue importante.     Comment entretenir le pelage de mon animal ?   Nous l’avons déjà vu : il faut absolument brosser votre animal ! Certains ont besoin d’un brossage journalier, mais, pour la plupart, un soin hebdomadaire suffit. Une chose est sûre ; plus vous brosserez votre animal, moins vous retrouverez de poils morts sur votre sol. Il existe même des étrilles révolutionnaires.   Ensuite, un bain par mois pour les chiens permet d’entretenir le pelage. Pour les chats, cela est plus difficile, mais les chatons habitués tôt acceptent les bains. Sinon, il existe (aussi bien pour chiens et pour chats) des shampooings sans rinçage qui permettent de laver son animal entre les bains si nécessaire. En effet, des bains trop fréquents peuvent, au contraire, abimer la peau et provoquer des troubles dermatologiques.   Attention !  N’utilisez jamais votre shampooing pour laver votre animal, ni même un shampooing pour bébés, car sa peau a un pH très différent du pH de notre propre peau et les dommages peuvent être graves à long terme.     Tous les propriétaires d’animaux rêvent d’un chien ou d’un chat au pelage impeccable et surtout du moins de poils possible dans la maison… Pour cela, un entretien régulier et une alimentation de qualité sont indispensables. Si cela ne suffit pas, une visite chez le vétérinaire s’impose !  
Mon chien boite
30/09/2022

Mon chien boite

Les boiteries représentent un motif de consultation chez le vétérinaire très fréquent. Quelles sont les principales causes de ces difficultés locomotrices et comment réagir ?   Boiterie, vous avez dit boiterie ? En médecine vétérinaire, on distingue plusieurs types de boiteries : les boiteries avec suppression d’appui, les boiteries à chaud ou à froid, les boiteries intermittentes... Cette différenciation permet d’orienter le diagnostic. En effet, une suppression d’appui soudaine n’aura pas la même origine qu’une légère boiterie intermittente, à froid ! Chez le chien, il est difficile d’objectiver la douleur, de trouver sa localisation exacte d’autant plus que certains chiens sont impassibles lors de la manipulation alors que d’autres peuvent couiner dès qu’on les touche.   Causes les plus fréquentes de boiterie •Les plaies : Les chiens peuvent présenter des plaies sous les coussinets qui sont souvent mis à rude épreuve. N’oubliez pas de vérifier régulièrement les extrémités des pattes de votre animal. Pour les plus fragiles, notamment avant l’hiver, la neige et le sel de déneigement (très agressif pour les coussinets), vous pouvez traiter les pattes de votre chien avec un des nombreux produits efficaces, tannants et protecteurs.   •Les corps étrangers : Ce sont, le plus fréquemment, des épillets qui viennent se loger entre deux doigts et s’enfoncent progressivement sous la peau. On observe généralement un léchage exacerbé à l’endroit concerné. Ce corps étranger peut alors migrer plus loin sur le membre et provoquer un abcès ou une fistule.   •Les fractures et luxations :  Généralement, la boiterie fait suite à un traumatisme et est soudaine ! La suppression d’appui est totale. Toutefois, lors de certaines fractures, le diagnostic n’est pas si évident. Les fractures du bassin par exemple sont plus frustes ! Une radiographie est, dans tous les cas, indispensable pour vérifier la lésion.   •La rupture des ligaments croisés : Là aussi, la boiterie est fréquemment d’apparition brutale, avec, au départ une suppression d’appui puis une amélioration quelques semaines avant qu’une boiterie due à une arthrose de l’articulation réapparaisse.   •L’arthrose : Une des grandes pathologies locomotrices chez nos animaux… Elle est due à la dégénérescence du cartilage articulaire et l’apparition de tissu osseux anormal. Toute modification d’une articulation ou sollicitation trop importante d’une articulation (embonpoint) provoquent une aggravation de l’arthrose commune à toutes les espèces en vieillissant. Ainsi, la douleur lors de dysplasie de hanche est due à l’arthrose qui se développe.   Il existe d’autres causes de boiterie chez le chien notamment les entorses et les tendinites qui sont assez longues à traiter. Lors de la croissance, certains chiens peuvent aussi connaître des douleurs articulaires.  Certaines boiteries sont très spécifiques, on pense notamment à la fragmentation du processus coronoïde du coude : un petit fragment osseux se détache dans l’articulation du coude et provoque des douleurs assez vives. N’oubliez pas que certaines boiteries peuvent aussi faire suite à des douleurs dorsales.   Que faire si mon chien boite ? Dans un premier temps, vérifiez ses coussinets, les extrémités de ses pattes afin de déceler toute plaie éventuelle. Ensuite, il est préférable de consulter votre vétérinaire, car la plupart des causes de boiterie sont assez lourdes en conséquence et ce dernier pourra vous orienter vers un confrère spécialisé en fonction du diagnostic établi.   Diagnostic et traitement Lors de la consultation, le vétérinaire effectuera un examen orthopédique complet et précis. Des examens complémentaires peuvent être nécessaires : de la simple radiographie à l’IRM ou l’arthroscopie. Le traitement le plus adapté vous sera proposé, chirurgical ou médical en fonction du diagnostic, de votre chien, de son âge… 
Les vomissements du chat
23/09/2022

Les vomissements du chat

Il est très fréquent qu’un chat vomisse, mais si certaines causes sont peu graves, d’autres ont besoin d’un traitement rapidement !   Les boules de poils intestinales ou trichobézoards   Lorsqu’il se lèche, un chat avale beaucoup de poils. Ils peuvent s’agglomérer en boules de poils et ralentir le transit intestinal ou provoquer une gêne gastrique et être alors évacués sous forme de vomissements. Ces vomissements contiennent alors beaucoup de poils. Leur fréquence peut varier. Alors ? Que faire ? Dans un premier temps, le brossage est important. Il permet d’éliminer les poils avant que le chat ne les avale. Il existe aussi des compléments alimentaires ou des aliments qui permettent d’éliminer plus rapidement les boules de poils. Une alimentation de haute qualité permet également d’améliorer la qualité du pelage et donc de limiter la quantité de poils morts.   Les vers digestifs   Les parasites intestinaux provoquent eux aussi une gêne gastrique et donc des vomissements. Il faut donc bien vérifier le planning de vermifugation de votre chat et ceci même s’il vit en appartement et n’a pas accès à l’extérieur. Il est généralement conseillé de vermifuger un chat à chaque changement de saison, soit 4 fois par an.   Les gastrites Elles peuvent être liées à une intolérance alimentaire. Cela arrive lorsqu’un chat ne supporte pas un ou plusieurs composants de ses croquettes. Changer d’aliment suffit parfois ! Toutefois, les causes peuvent être plus graves et des examens complémentaires sont alors nécessaires pour établir un diagnostic. Un traitement adapté sera alors mis en place pour soulager l’animal et éliminer la cause de la gastrite.    Les occlusions Certains chats ont tendance à ingérer des tissus, de la laine. Ces objets peuvent bloquer complètement le transit intestinal. Mais des jouets, morceaux de jouets ou même les boules de poils citées précédemment peuvent aussi provoquer une occlusion intestinale. Dans ce cas, le chat vomit sans cesse eau et alimentation. Cela constitue une urgence vitale et il faut alors consulter rapidement ! Un traitement chirurgical d’urgence sera alors mis en place.   En conclusion, tous les vomissements ne sont pas pathologiques chez le chat, mais il est tout de même préférable de le faire examiner afin d’établir un diagnostic précis et de mettre en place un traitement afin de le soulager.    
Les 5 (voire 6…) sens des animaux
16/09/2022

Les 5 (voire 6…) sens des animaux

Les animaux ont des sens bien développés, mais différemment des nôtres.   Alors, comment voient et entendent nos chiens et nos chats ??   La vision On dit souvent que les animaux voient moins bien que nous qu’ils ne perçoivent que du noir et blanc. Mais, c’est faux… Pourtant, leur gamme de couleurs est moins importante. De récentes études permettent d’affirmer que les chats, par exemple, perçoivent mieux le bleu et le vert. Quant au rouge, impossible de savoir si nos animaux peuvent le voir ou non.  Les chats, d’ailleurs, sont plus sensibles à la luminosité et à la vitesse de déplacement. On sait d’ailleurs très bien qu’ils voient beaucoup mieux que nous dans le noir. Par contre, ils sont presbytes et voient flous de près. Les chiens sont capables de vous reconnaître à plusieurs centaines de mètres, mais plus par vos gestes. En effet, les chiens, eux, sont plutôt myopes et sont plus sensibles à votre posture, votre attitude qu’à votre visage ! Leur angle de vision est nettement supérieur au nôtre, mais la forme de la tête de chaque race modifie cet angle.    Le toucher Le toucher des animaux ne s’effectue pas forcément par les coussinets, mais par les poils et notamment les vibrisses. Ce sont des poils très épais et très sensibles. Ils permettent de détecter les mouvements de l’air et les vibrations.    L’odorat Chiens et chats ont des odorats très développés. Ils sont capables de différencier des centaines d’odeurs différentes et, parmi elles, d’en repérer une seule ! Là où nous comptons 5 millions de cellules olfactives, les chats en comptent 67 millions et les chiens plus de 150 millions ! L’organe voméro-nasal complète cet arsenal et permet de capter les phéromones que leurs congénères déposent pour marquer leur territoire.   L’audition  L’audition du chien et du chat sont semblables : d’environ 50Hz à 200 000Hz. Ils possèdent donc un spectre auditif important qui leur permet notamment d’entendre les hautes fréquences émises par leurs petites proies. Ils sont aussi sensibles aux ultrasons. Pratique pour rappeler son chien discrètement avec un sifflet à ultrasons ! Les chiens à oreilles dressées et les chats peuvent d’ailleurs orienter leurs oreilles pour mieux capter les sons.   Le goût Les chiens et les chats ont un goût moins développé que le nôtre. S’ils perçoivent bien les saveurs salées, amères et douces , ils n’ont pas de récepteurs gustatifs pour le goût sucré.  Sachez que les chats perçoivent le goût de l’eau et que ce ne sont pas que des caprices lorsque votre chat ne veut pas boire une certaine eau !!   Le 6e sens On dit que les animaux ont un sixième sens : don de télépathie, sens de l’orientation incroyable, ressentis exceptionnels… Difficile de prouver quoi que ce soit, mais beaucoup racontent les histoires de chiens ou de chats ayant retrouvé leurs maîtres après plusieurs mois, et des milliers de kilomètres. De plus, de nombreuses femmes ont ressenti que leur animal avait présenté un changement de comportement avant même qu’elles sachent qu’elles étaient enceintes. Nos animaux sont souvent étonnants et leurs 5 sens, enfin leurs 6 sens, sont particulièrement développés !  
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